La contestation contre le mariage homosexuel gagne la rue

samedi 17 novembre 2012 18h15
 

PARIS (Reuters) - Des dizaines de milliers d'opposants au mariage homosexuel ont manifesté samedi dans dix villes de France pour dénoncer le projet de loi présenté en conseil des ministres début novembre à l'appel d'un collectif baptisé "La manif pour tous".

Avec pour slogan "Tous nés d'un homme et d'une femme", les organisateurs ont revendiqué 200.000 manifestants à Paris. La police en a dénombré pour sa part 70.000.

Le mouvement a reçu le soutien du pape Benoît XVI, qui a appelé samedi matin les évêques français à parler avec "détermination" dans "les débats importants de société".

A Paris, les manifestants vêtus en "bleu, blanc, rose" ont défilé de la place Denfert-Rochereau jusqu'aux Invalides en se réclamant d'un mouvement apolitique, "transreligieux", mais aussi "contre l'homophobie".

Des personnes de toutes générations arboraient le même dessin de deux personnes de sexe opposé accompagnées de deux enfants.

Le collectif "La manif pour tous", en réponse au "mariage pour tous" des partisans du mariage homosexuel, entend s'opposer à "un bouleversement majeur et dangereux".

Selon lui, la situation ainsi créée "ignorera désormais les deux piliers de l'identité humaine : la différence sexuelle et la filiation".

L'humoriste catholique Frigide Barjot, l'une des animatrices du mouvement, a brandi le Code civil. "Il ne faut pas que disparaissent (de ce Code civil) les mots père et mère pour laisser la place à des termes indifférenciés", a-t-elle dit.

Le projet de loi dans sa forme actuelle ne prévoit pas la disparition de ces deux mots du Code civil.   Suite...

 
<p>Manifestants oppos&eacute;s au mariage homosexuel, &agrave; Paris. Des dizaines de milliers d'opposants au mariage homosexuel ont manifest&eacute; samedi dans dix villes de France pour d&eacute;noncer le projet de loi pr&eacute;sent&eacute; en conseil des ministres d&eacute;but novembre &agrave; l'appel d'un collectif baptis&eacute; "La manif pour tous". /Photo prise le 17 novembre 2012/REUTERS/Christian Hartmann</p>