Des élus rouvrent une maison murée près de Notre-Dame-des-Landes

vendredi 16 novembre 2012 16h03
 

par Guillaume Frouin

GRANDCHAMPS-DES-FONTAINES, Loire-Atlantique (Reuters) - Une vingtaine d'élus et parlementaires ont symboliquement rouvert vendredi une maison murée à proximité du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Cette action a été menée à Grandchamps-des-Fontaines (Loire-Atlantique), à la veille d'une "manifestation de réoccupation" des terrains évacués depuis un mois par les forces de l'ordre.

À l'aide de pieds-de-biche et de tournevis, ces élus d'Europe Écologie-Les Verts (EELV), du MoDem et du Parti de gauche ont fait tomber les plaques métalliques et les planches de bois qui obstruaient les portes et fenêtres de ce pavillon racheté par le concessionnaire Vinci.

Cette maison ne sera pas démolie mais se trouve dans la "zone de bruit" du futur aéroport.

"Aujourd'hui, en tant qu'élus, nous ne pouvons plus simplement rester à manifester et faire des discours", a déclaré José Bové, qui a qualifié son acte d'"illégal mais légitime."

"C'est évident que Notre-Dame-des-Landes, c'est le Larzac d'aujourd'hui : l'extension du mouvement et la création de comités à travers toute la France contribuent à en faire un combat emblématique", a dit celui qui avait lui-même occupé une ferme abandonnée sur le plateau du Larzac en 1976 pour dénoncer l'extension d'un camp militaire.

"OBSTINATION" D'AYRAULT

Pour les écologistes, le maintien de cet équipement tient à "l'obstination" de Jean-Marc Ayrault, actuel Premier ministre et ancien député-maire de Nantes, partisan du projet. Étaient notamment présents vendredi l'ancienne candidate à l'élection présidentielle Eva Joly et le député Noël Mamère.   Suite...

 
<p>Jos&eacute; Bov&eacute; devant une maison rachet&eacute;e par Vinci &agrave; Grandschamps-des-Fontaines, dans la perspective de l'implantation du futur a&eacute;roport de Notre-Dame-des-Landes. Une vingtaine d'&eacute;lus et parlementaires d'Europe &Eacute;cologie-Les Verts (EELV), du MoDem et du Parti de gauche ont symboliquement rouvert vendredi une maison mur&eacute;e, les &eacute;cologistes jugeant que le maintien de cet &eacute;quipement tient de "l'obstination" de Jean-Marc Ayrault, actuel Premier ministre et ancien d&eacute;put&eacute;-maire de Nantes, partisan du projet. /Photo prise le 16 novembre 2012/REUTERS/St&eacute;phane Mah&eacute;</p>