Le meurtrier présumé d'une étudiante à Lille arrêté 17 ans après

vendredi 16 novembre 2012 17h41
 

LILLE (Reuters) - Un gendarme soupçonné d'avoir tué une étudiante de 18 ans retrouvée morte en 1995 à Lille a été mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention à Lille vendredi, dix-sept ans après les faits, a-t-on appris de source judiciaire.

Il avait été interpellé jeudi dans la région de Nice.

Cet adjudant-chef d'une quarantaine d'années, père de deux enfants, qui vivait à l'époque dans la région lilloise et connaissait la victime, est passé aux aveux lors de sa garde à vue. Il a été confondu par son ADN avec la seule trace laissée sur le lieu du crime, un poil pubien.

Stéphanie Flaviaux, qui partageait un appartement avec une amie dans le centre ville de Lille, avait été retrouvée assassinée dans sa baignoire à la veille d'un long week-end de l'Ascension, le 24 mai 1995.

Selon le juge de l'époque, l'enquête avait mal débuté, les premiers policiers arrivés sur place ayant penché pour la thèse d'un suicide. Il avait fallu attendre cinq jours pour que de nouveaux policiers prennent le relais et placent sous scellés le peu d'éléments exploitables.

Quatre juges d'instruction se sont relayés sur ce dossier. Le premier juge saisi, Bruno Dieudonné, avait entendu en vain plus de 300 personnes, promettant aux parents de la victime, originaire de Wizernes (Pas-de-Calais), d'identifier le meurtrier de leur fille.

En 2007, un ex-étudiant de l'Université de Lille I avait été mis en examen avant d'être blanchi faute de preuves.

Olivier Hamoir, édité par Gilles Trequesser

 
<p>Un gendarme soup&ccedil;onn&eacute; d'avoir tu&eacute; une &eacute;tudiante de 18 ans retrouv&eacute;e morte en 1995 &agrave; Lille a &eacute;t&eacute; mis en examen pour homicide volontaire et plac&eacute; en d&eacute;tention &agrave; Lille vendredi, dix-sept ans apr&egrave;s les faits, a-t-on appris de source judiciaire. /Photo d'archives/REUTERS</p>