Bic demande le maintien de la taxe sur les briquets chinois

vendredi 16 novembre 2012 08h47
 

PARIS (Reuters) - Bic pourrait remettre en question un investissement en France de plusieurs dizaines de millions d'euros si la Commission européenne ne renouvelle pas une taxe antidumping contre les briquets d'origine chinoise, a déclaré au Figaro Bruno Bich, président du conseil d'administration du groupe français.

Bruxelles doit se prononcer d'ici au 12 décembre sur le renouvellement ou non de cette taxe en vigueur depuis 1991, seule barrière à l'entrée en Europe de briquets bas de gamme et premiers prix souvent non conformes aux exigences de sécurité.

Les briquets ont représenté près de 27% des ventes de Bic au cours des neuf premiers de 2012, soit le deuxième pôle d'activité du groupe derrière la papeterie.

"Nous réclamons que l'Union Européenne soit responsable et renouvelle la taxe antidumping contre les briquets d'origine chinoise (...). L'abandon de cette taxe serait incompréhensible. L'Europe doit au contraire tout faire pour qu'elle soit efficace", a déclaré Bruno Bich.

"Nous avons déjà décidé d'un plan d'investissement dans les briquets de plusieurs dizaines de millions d'euros sur les trois prochaines années. À ce jour, une grande partie est prévue sur le site de Redon et sera maintenue si la taxe est renouvelée sinon, nous devrons réexaminer nos choix", a-t-il ajouté, soulignant que l'usine d'Ille-et-Vilaine réalise 50% de la production mondiale de briquets du groupe.

"Il est aussi simple d'agrandir nos usines nord et sud- américaines", a également dit Bruno Bich.

Le patron de Bic s'est également dit convaincu d'obtenir le soutien de la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, et du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot

 
<p>Bic menace de remettre en question un investissement en France de plusieurs dizaines de millions d'euros si la Commission europ&eacute;enne ne renouvelle pas une taxe antidumping contre les briquets d'origine chinoise, des produits bas de gamme souvent non conformes aux exigences de s&eacute;curit&eacute;. /Photo d'archives/REUTERS/Pascal Rossignol</p>