16 novembre 2012 / 07:03 / il y a 5 ans

François Fillon se positionne à Toulouse en chef de l'opposition

par Guillaume Serries

<p>A trois jours de l'&eacute;lection &agrave; la pr&eacute;sidence de l'UMP, le candidat Fran&ccedil;ois Fillon s'est camp&eacute; jeudi soir en position de chef de l'opposition, critiquant le gouvernement et d&eacute;roulant son programme de reconqu&ecirc;te du pouvoir plut&ocirc;t que de se comparer syst&eacute;matiquement &agrave; son adversaire Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute;. /Photo prise le 14 novembre 2012/REUTERS/R&eacute;gis Duvignau</p>

TOULOUSE (Reuters) - A trois jours de l’élection à la présidence de l‘UMP, le candidat François Fillon s‘est campé jeudi soir en position de chef de l‘opposition, critiquant le gouvernement et déroulant son programme de reconquête du pouvoir plutôt que de se comparer systématiquement à son adversaire Jean-François Copé.

Dans un discours d‘une heure trente prononcé à Toulouse, face à des sympathisants venus en nombre, l‘ancien Premier ministre français s‘est livré à une critique en règle du gouvernement socialiste et du président de la République François Hollande.

Il a aussi donné quelques engagements en matière de gouvernance interne de l‘UMP, promettant, s‘il remporte cette élection, d’“organiser chaque année des référendums internes pour régler la ligne politique” du parti.

S‘en prenant au gouvernement, il a évoqué une “volonté aveugle de faire aboutir coûte que coûte des sujets aussi sensibles et conflictuels que celui du mariage des homosexuels”. Il a promis que, s‘il était élu à la tête de l‘UMP, il organiserait de grands débats pour “éclairer les Français sur des enjeux qu‘on leur dissimule sciemment”.

“On ne peut pas écrire dans la loi le droit de donner la mort”, a-t-il affirmé au sujet de l‘euthanasie.

Il s‘est aussi dit, comme Jean-François Copé, actuel secrétaire général de l‘UMP, déterminé à mener une politique de droite sans complexe. Il a rappelé son action passée contre le voile à l’école et le port de la burqa. En matière d‘immigration, il s‘est dit favorable à un quota annuel d’étrangers autorisés à entrer en France.

“JE NE REGRETTE RIEN”

“Nous n‘avons pas le droit de donner le vote aux élections locales à des hommes et des femmes qui ne sont pas citoyens français, c‘est-à-dire qui n‘adhèrent pas aux valeurs qui sont les nôtres”, a-t-il affirmé au sujet du droit de vte des étrangers.

“Pourquoi infliger à notre pays qui est déjà fragilisé par la crise de tels débats ?”, s‘est-il interrogé.

Il a aussi défendu le précédent quinquennat en tant que Premier ministre de Nicolas Sarkozy.

“Je ne regrette rien de ce quinquennat tonitruant. J‘assume avec Nicolas de n‘avoir jamais cédé aux intimidations de la rue. C‘est vrai que nous n‘avons pas tout réussi, mais personne ne peut dire que nous n‘avons pas osé.”

Pour faire face à la dépense publique, il a proposé une “triple règle d‘or” qui régulerait les dépenses de l‘Etat, des collectivité locales et de la sécurité sociale.

“Si on n‘est pas capable de redresser l’économie, on ne redressera rien du tout”, a-t-il déclaré en se disant pour “l‘abrogation pure et simple de toutes les lois sur les 35 heures”.

Soucieux de ménager les divergences des militants sur l‘Europe, il a joué de son passé d‘eurosceptique, rappelant qu‘il avait voté contre le traité de Maastricht, avant d‘appeler à la construction d‘une “Europe qui nous protège et non pas qui nous affaiblisse”.

Il n‘a toutefois pas manqué de souligner sa différence avec Jean-François Copé sur le plan du caractère : “je revendique ma tempérance médiatique”, a-t-il dit, assurant que “nous n‘avons pas à être les faire-valoir de tous les amuseurs publics de la planète”.

Il a aussi promis que s‘il était élu à la tête de l‘UMP, toutes les investitures du parti aux futures élections seraient soumises au vote des militants.

Réaffirmant son souhait de réserver les primaires qui désigneront le candidat de l‘UMP pour l’élection présidentielle de 2017 “aux sympathisants et aux électeurs de la droite et du centre” , il a affiché son ambition : “Oui, je serai candidat à ce rendez vous des primaires si vous me faites confiance au vote de dimanche.”

Edité par Danielle Rouquié

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