François Fillon se positionne à Toulouse en chef de l'opposition

vendredi 16 novembre 2012 07h57
 

par Guillaume Serries

TOULOUSE (Reuters) - A trois jours de l'élection à la présidence de l'UMP, le candidat François Fillon s'est campé jeudi soir en position de chef de l'opposition, critiquant le gouvernement et déroulant son programme de reconquête du pouvoir plutôt que de se comparer systématiquement à son adversaire Jean-François Copé.

Dans un discours d'une heure trente prononcé à Toulouse, face à des sympathisants venus en nombre, l'ancien Premier ministre français s'est livré à une critique en règle du gouvernement socialiste et du président de la République François Hollande.

Il a aussi donné quelques engagements en matière de gouvernance interne de l'UMP, promettant, s'il remporte cette élection, d'"organiser chaque année des référendums internes pour régler la ligne politique" du parti.

S'en prenant au gouvernement, il a évoqué une "volonté aveugle de faire aboutir coûte que coûte des sujets aussi sensibles et conflictuels que celui du mariage des homosexuels". Il a promis que, s'il était élu à la tête de l'UMP, il organiserait de grands débats pour "éclairer les Français sur des enjeux qu'on leur dissimule sciemment".

"On ne peut pas écrire dans la loi le droit de donner la mort", a-t-il affirmé au sujet de l'euthanasie.

Il s'est aussi dit, comme Jean-François Copé, actuel secrétaire général de l'UMP, déterminé à mener une politique de droite sans complexe. Il a rappelé son action passée contre le voile à l'école et le port de la burqa. En matière d'immigration, il s'est dit favorable à un quota annuel d'étrangers autorisés à entrer en France.

"JE NE REGRETTE RIEN"

"Nous n'avons pas le droit de donner le vote aux élections locales à des hommes et des femmes qui ne sont pas citoyens français, c'est-à-dire qui n'adhèrent pas aux valeurs qui sont les nôtres", a-t-il affirmé au sujet du droit de vte des étrangers.   Suite...

 
<p>A trois jours de l'&eacute;lection &agrave; la pr&eacute;sidence de l'UMP, le candidat Fran&ccedil;ois Fillon s'est camp&eacute; jeudi soir en position de chef de l'opposition, critiquant le gouvernement et d&eacute;roulant son programme de reconqu&ecirc;te du pouvoir plut&ocirc;t que de se comparer syst&eacute;matiquement &agrave; son adversaire Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute;. /Photo prise le 14 novembre 2012/REUTERS/R&eacute;gis Duvignau</p>