Satisfait, le maire de Sevran cesse sa grève de la faim

jeudi 15 novembre 2012 15h49
 

PARIS (Reuters) - Stéphane Gatignon, le maire écologiste de Sevran (Seine-Saint-Denis), a cessé jeudi une grève de la faim entamée vendredi dernier devant l'Assemblée nationale afin d'obtenir davantage de crédits - cinq millions d'euros - pour sa commune endettée.

Il a précisé, devant la tente qu'il avait installée sur une place, s'être entendu avec le gouvernement sur un compromis.

"Il y a eu un vrai effort en faveur des dotations ciblant les villes les plus fragiles, ce qui permet à Sevran d'avoir les moyens d'obtenir les prêts bancaires et d'avancer", a-t-il déclaré, amaigri et visiblement fatigué.

"Il y a eu une écoute. Je regrette d'en être arrivé là mais ça a été nécessaire", a poursuivi l'élu Europe Ecologie-Les Verts (EELV) qui a dit reprendre progressivement son alimentation. "Aujourd'hui, un peu de bouillon puis des soupes et remanger à nouveau petit à petit".

L'élu, qui a été reçu mercredi à Matignon, a précisé jeudi dans un communiqué avoir accepté des propositions de l'exécutif.

Le gouvernement a décidé de dédier l'augmentation de la dotation de solidarité urbaine (DSU) de 120 millions d'euros prioritairement aux villes les plus pauvres, explique-t-il.

Sevran, qui fait partie de ces communes, verra donc son budget 2013, et les suivants, "crédité d'une dotation budgétaire structurelle qui lui permettra de faire face à ses engagements et à ses indispensables projets", ajoute-t-il.

Le montant de cette dotation reste à définir, mais il se situera "aux alentours de cinq millions d'euros par an", précise encore Stéphane Gatignon.

L'élu participera à la mission conduite par le député PS François Pupponi sur la péréquation financière entre communes riches et pauvres dont les travaux débuteront vendredi prochain.   Suite...

 
<p>St&eacute;phane Gatignon, le maire &eacute;cologiste de Sevran (Seine-Saint-Denis), a cess&eacute; jeudi une gr&egrave;ve de la faim entam&eacute;e vendredi dernier devant l'Assembl&eacute;e nationale afin d'obtenir davantage de cr&eacute;dits - cinq millions d'euros - pour sa commune endett&eacute;e. /Photo prise le 12 novembre 2012/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>