Jean-Marc Ayrault à Berlin

jeudi 15 novembre 2012 08h08
 

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Jean-Marc Ayrault entame jeudi une visite officielle de deux jours à Berlin, où il tentera de dissiper avec Angela Merkel les crispations liées aux inquiétudes allemandes sur l'économie française, sur fond de campagne électorale outre-Rhin.

Le Premier ministre s'entretiendra jeudi en tête-à-tête avec la chancelière, avec qui il entend mettre les pendules à l'heure d'une entente constructive qui ne saurait être un "alignement".

"Il n'y a pas d'avenir de l'Europe s'il n'y a pas d'entente franco-allemande", a-t-il dit mercredi sur France Info. "Mais l'entente franco-allemande, ce n'est pas un alignement de l'un sur l'autre. On se parle, on se respecte et on essaie de trouver les bonnes réponses ensemble comme (...) dans le passé".

Le gouvernement allemand, notamment par la voix des "Sages" qui le conseillent, juge que la France ne va pas assez loin dans les réformes, notamment en matière de lutte contre les déficits publics et de réforme du marché du travail.

Berlin "ne dit pas cela", s'est défendu Jean-Marc Ayrault. "Nous avons aussi des questions à poser au gouvernement allemand sur ce qu'on peut faire ensemble pour relancer la croissance".

Ces derniers jours, Français et Allemands ont rivalisé de formules pour minimiser les différends entre leurs pays, dirigés par des personnalités de sensibilités politiques différentes.

Lors d'une conférence de presse avec son homologue français Pierre Moscovici mardi à Bruxelles, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a affirmé que la France n'était pas l'homme malade de l'Europe.

"Non, il ne faut pas perdre une seconde à répondre à cela", a-t-il déclaré.   Suite...

 
<p>Jean-Marc Ayrault entame jeudi une visite officielle de deux jours &agrave; Berlin, o&ugrave; il tentera de dissiper avec Angela Merkel les crispations li&eacute;es aux inqui&eacute;tudes allemandes sur l'&eacute;conomie fran&ccedil;aise, sur fond de campagne &eacute;lectorale outre-Rhin. /Photo prise le 6 novembre 2012/REUTERS/Philippe Wojazer</p>