Un entraîneur de championnes de tennis jugé pour viols

jeudi 15 novembre 2012 07h45
 

LYON (Reuters) - Régis de Camaret, entraîneur de tennis de nombreuses championnes françaises, dont Isabelle Demongeot et Nathalie Tauziat, est jugé à partir de jeudi pour des viols et tentatives de viols sur ses joueuses alors mineures.

Plus d'une vingtaine de ses anciennes élèves l'accusent devant la cour d'assises du Rhône d'attouchements sexuels et de viols à répétition commis entre les années 1977 et 1989.

Mais la plupart de ces faits sont prescrits car trop anciens, et seules deux plaignantes siégeront sur le banc des parties civiles. Les autres seront entendues comme témoins.

Agé de 70 ans, Régis de Camaret risque 20 ans de prison. Le verdict sera rendu le 23 novembre.

L'affaire est partie d'un dépôt de plainte déposé par Isabelle Demongeot en 2005. L'ancienne championne de tennis, aujourd'hui âgée de 46 ans, s'était rendue à la gendarmerie "pour se délivrer d'un secret".

Elle avait expliqué avoir été violée à maintes reprises entre 1980 et 1989 par son entraîneur qui oeuvrait alors à Saint-Tropez. Les premières agressions s'étaient déroulées dans une chambre d'hôtel alors qu'elle participait au tournoi de Roland Garros, et qu'elle était âgée d'à peine 13 ans.

La fillette, soumise à un chantage, n'avait pas osé dénoncer les faits de crainte de se voir priver d'entraînement.

L'ex-championne se décrit aujourd'hui comme "brisée" par cette affaire, et contrainte depuis de suivre une thérapie. Elle a eu l'occasion de raconter son histoire dans un livre intitulé "Service volé" publié en 2007.

C'est en découvrant qu'elle n'avait pas été la seule victime et pour éviter à d'autres jeunes filles de subir le même sort qu'Isabelle Demongeot s'est décidée en 2005 à porter plainte.   Suite...

 
<p>R&eacute;gis de Camaret, entra&icirc;neur de tennis de nombreuses championnes fran&ccedil;aises, dont Isabelle Demongeot et Nathalie Tauziat, est jug&eacute; &agrave; partir de jeudi pour des viols et tentatives de viols sur ses joueuses alors mineures. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau</p>