François Fillon voit un risque d'implosion de l'UMP s'il perd

mercredi 14 novembre 2012 21h57
 

PARIS (Reuters) - François Fillon estime que l'UMP risque d'imploser et d'être lâchée par sa composante centriste si son rival Jean-François Copé était élu à la tête du parti.

Ce dernier assume pour sa part son image de partisan d'une "droite décomplexée" et reproche à l'ancien Premier ministre son absence de vision et de ligne politique claire.

François Fillon et Jean-François Copé s'expriment dans des interviews séparées dans le Figaro, à trois jours de l'élection du futur président de l'UMP.

A la question de savoir si l'UMP risque d'imploser si Jean-François Copé est élu, le premier répond : "Si l'UMP ne regarde que sur sa droite, oui, il y aura un problème avec les centristes".

"Certains pensent que notre parti doit essentiellement agir sur sa droite pour regagner la France. Moi, je dis que pour regagner la France, il faut agir à droite, au centre et même sur la gauche pour convaincre les Français qui ont voté PS et s'en mordent les doigts", ajoute-t-il.

"Je ne découpe pas la France en tranches, je la prends comme un bloc! Mon objectif, c'est de rassembler le plus de Français autour de l'UMP pour gagner et redresser notre pays", assure l'ancien Premier ministre.

Comme pour lui répondre, Jean-François Copé déclare que "proposer que l'UMP aille un jour à droite et le lendemain à gauche est incompréhensible!".

"D'où le soutien que François Bayrou apporte à François Fillon", indique-t-il en faisant allusion à des déclarations récentes du dirigeant du MoDem.

"Je suis le tenant d'une droite décomplexée, assumée, qui dit la vérité (...) La France est beaucoup plus décomplexée que sa classe politique. Elle attend de la nouvelle génération de dirigeants de l'UMP qu'ils proposent une vision optimiste et positive plutôt que grise et sombre", dit encore le député-maire de Meaux.

Yann Le Guernigou

 
<p>Fran&ccedil;ois Fillon, ici &agrave; Gradignan pr&egrave;s de Bordeaux, estime que l'UMP risque d'imploser et d'&ecirc;tre l&acirc;ch&eacute;e par sa composante centriste si son rival Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; &eacute;tait &eacute;lu &agrave; la t&ecirc;te du parti. /Photo prise le 14 novembre 2012/REUTERS/R&eacute;gis Duvignau</p>