Copé répond aux attaques de Fillon et l'invite au "respect"

mardi 13 novembre 2012 22h38
 

LE CANNET, Alpes-Maritimes (Reuters) - Jean-François Copé a répliqué mardi aux attaques de François Fillon, son rival pour la présidence de l'UMP, en réclamant du "respect" pour sa personne et les militants de la part de "ceux qui nous regardent un peu de haut".

Au lendemain d'une démonstration de force de l'ancien Premier ministre à Paris, le secrétaire général de l'UMP avait réuni ses partisans au Cannet, dans les Alpes-Maritimes, l'une des plus importantes fédérations du parti néo-gaulliste, pour répondre aux coups du camp adverse.

Se posant en victime à quatre jours du scrutin, alors que ni lui ni son entourage n'ont ménagé leurs attaques contre François Fillon, Jean-François Copé, devant 2.500 à 3.000 sympathisants, a marqué sa volonté de ne pas "polémiquer" au nom de l'unité du parti.

"Ces derniers jours, ils m'ont beaucoup attaqué, et même hélas, injurié", a-t-il déclaré. "Je ne répondrai pas à la polémique".

"Je ne polémiquerai pas, l'unité de ma famille politique a trop de prix à mes yeux", a-t-il lancé sous les applaudissements.

"Je comprends parfaitement qu'on ne partage pas la ligne que je vous propose pour l'UMP, celle d'une droite décomplexée, (...) mais de grâce, je demande qu'on la respecte, qu'on respecte ma personne, mes convictions, mes combats pour la France", a-t-il poursuivi.

"En face, ils se disaient 'inénervables' (un néologisme de François Fillon, NDLR), je leur demande du fond du coeur que s'ils doivent choisir de s'énerver, ce soit exclusivement (...) contre la gauche", a insisté Jean-François Copé dans un discours aux accents sarkoziens.

"ALLER À DROITE, CE N'EST QUAND MÊME PAS UN DÉFAUT!"

Accusé la veille par son adversaire de se tromper de stratégie en "prenant tous les virages à droite", le député-maire de Meaux a contre-attaqué en dénonçant la "tiédeur dangereuse" d'une "opposition mièvre et timide", d'une "opposition en pantoufles", celle des "apôtres de la prudence".   Suite...

 
<p>Devant ses partisans au Cannet, dans les Alpes-Maritimes, Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; a r&eacute;pliqu&eacute; mardi aux attaques de Fran&ccedil;ois Fillon, son rival pour la pr&eacute;sidence de l'UMP, en r&eacute;clamant du "respect" pour sa personne et les militants de la part de "ceux qui nous regardent un peu de haut". /Photo prise le 13 novembre 2012/REUTERS/Eric Gaillard</p>