Un vigile agressé sur le site du futur aéroport de Nantes

mardi 13 novembre 2012 20h02
 

NANTES (Reuters) - Un vigile chargé de surveiller une maison vouée à la destruction, à proximité du site du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), au coeur d'une controverse politique, a été agressé dans la nuit de mardi à mercredi.

Une vingtaine d'individus "cagoulés et armés de gourdins et de barres de fer" ont pris à partie l'agent de sécurité, qui s'est fait prescrire cinq jours d'interruption totale de travail, dit la préfecture de Loire-Atlantique.

Son véhicule a été incendié, les vitres ont été brisées et un liquide inflammable a été répandu sur la carrosserie.

"Cette nouvelle agression, d'une grande lâcheté, (...) s'ajoute aux vingt-cinq blessés parmi les forces de l'ordre depuis début octobre", souligne la préfecture dans un communiqué. "Elle s'inscrit dans la suite des agressions dont tous les acteurs de terrain (entreprises, services du conseil général, pompiers…) font l'objet".

Le préfet appelle les participants à la "manifestation de réoccupation" des terrains évacués, prévue samedi sur le site du futur aéroport, "à la plus grande vigilance pour éviter tout débordement".

Le Conseil général de Loire-Atlantique a toutefois précisé que la maison que surveillait le vigile ne faisait pas partie de la zone du futur aéroport. "Cette maison, qui est située à l'extérieur de la ZAD, n'a absolument rien à voir avec le projet d'aéroport mais est liée au circuit automobile départemental à Fay-de-Bretagne", dit le président (PS) du conseil général, Philippe Grosvalet, dans un communiqué.

Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche, a annoncé sa participation au rassemblement prévu samedi, aux côtés d'élus d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), opposés au projet.

"Nous dénonçons comme nous l'avons toujours fait tout acte de violence", a déclaré le parti écologiste dans un communiqué.

"ENTÊTEMENT IRRAISONNÉ"   Suite...

 
<p>Barricade pr&egrave;s du site du futur a&eacute;roport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Un vigile charg&eacute; de surveiller une maison vou&eacute;e &agrave; la destruction, &agrave; proximit&eacute; de ce site, au coeur d'une controverse politique, a &eacute;t&eacute; agress&eacute; dans la nuit de mardi &agrave; mercredi. /Photo d'archives/REUTERS/St&eacute;phane Mah&eacute;</p>