13 novembre 2012 / 17:43 / il y a 5 ans

Hollande exhorte les Français à "faire nation" face à la crise

<p>Fran&ccedil;ois Hollande a exhort&eacute; mardi les Fran&ccedil;ais &agrave; "faire nation" pour redresser leur pays, d&eacute;fendant la coh&eacute;rence de sa politique &eacute;conomique face &agrave; la gravit&eacute; de la crise. /Photo prise le 13 novembre 2012/Philippe Wojazer</p>

PARIS (Reuters) - François Hollande a exhorté mardi les Français à "faire nation" pour redresser leur pays, défendant la cohérence de sa politique économique face à la gravité de la crise.

Dans un discours essentiellement économique d'environ 40 minutes prononcé en préambule de la première grande conférence de presse de son quinquennat, le président français a expliqué avoir tenu dès son élection "la même ligne" et s'est défendu "de je ne sais quel tournant, de je ne sais quel virage".

"Nous devons faire nation, c'est-à-dire faire bloc dans un moment particulier", a-t-il déclaré en conclusion.

"Une politique n'est pas une accumulation de propositions ou de mesures aussi fortes soient-elles, ce n'est pas une addition de réformes aussi utiles soient-elles (...) une politique c'est une réponse cohérente et forte à la situation du pays", a expliqué le chef de l'Etat.

"Une alternance change le pouvoir mais elle ne change pas la réalité", a-t-il ajouté. "Quelle est-elle cette situation ? Elle est grave".

François Hollande a défendu sa décision d'avoir mis la priorité sur la résolution de la crise de l'euro, dont la fin permettra selon lui le retour de la croissance, le redressement des comptes publics puis la compétitivité française.

Pour lui, la première phase de son quinquennat a été validée sur le front des marchés financiers.

"Notre crédibilité est aujourd'hui assurée, les taux d'intérêt sur notre dette publique sont parmi les plus bas de notre histoire", a-t-il dit, rappelant son engagement à réduire le déficit public à 3% du produit intérieur brut fin 2013.

CROISSANCE ET EMPLOI AVANT TOUT

François Hollande a aussi défendu un "exercice de vérité" sur le coût du travail par le rapport de l'ancien dirigeant d'EADS Louis Gallois, "sitôt remis, sitôt traduit" en mesures.

Le président a jugé que le pacte de compétitivité de 20 milliards d'euros sous forme de crédit d'impôts aux entreprises n'était pas un "cadeau" fait aux entreprises mais un instrument clé pour le redressement du pays.

"Ma mission elle est simple, c'est de parvenir à redresser la croissance et à réduire le chômage et c'est sur ces résultats, ces seuls résultats que je demande à être jugé par les français", a-t-il déclaré.

Il n'a néanmoins pas répété sa promesse de recueillir les fruits de sa politique, en termes de croissance et de baisse du chômage, dès la fin 2013.

Cette conférence de presse, présentée comme celle de la reconquête, intervient alors plusieurs sondages font état d'une stabilisation de sa popularité après une chute vertigineuse dès la fin du mois d'août.

Après des semaines de procès orchestrées par l'opposition - amateurisme, improvisation, cacophonie ou manque de ligne politique - , François Hollande était largement attendu sur la fixation d'un "cap" politique clair.

"Le cap est fixé, c'est la reconquête de notre avenir", a-t-il indiqué.

François Hollande avait promis lors de la campagne de se livrer tous les six mois à cet exercice qui a permis à ses prédécesseurs d'imprimer leur style, tel Georges Pompidou citant Paul Eluard ou Nicolas Sarkozy lançant "Avec Carla, c'est du sérieux".

Julien Ponthus, service France, édité par Yves Clarisse

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