Manuel Valls attribue le retour du terrorisme à la droite

mardi 13 novembre 2012 18h48
 

PARIS (Reuters) - Manuel Valls s'est livré mardi à une passe d'armes avec l'opposition de droite sur les statistiques de la délinquance, l'accusant, par allusion à l'affaire Merah, d'être responsable du retour du terrorisme en France.

La charge lancée par le ministre de l'Intérieur lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale a provoqué la fureur des députés UMP qui ont exigé sa démission ou, à tout le moins, des excuses.

Des élus de droite ayant tenté de s'approcher des bancs du gouvernement aux cris de "Valls démission", avant d'être arrêtés par les huissiers, le président socialiste de l'Assemblée, Claude Bartolone, a levé la séance.

"L'esbroufe c'est vous, l'échec, c'est vous, la hausse de la délinquance, c'est vous, les suppressions de postes de policiers et de gendarmes, c'est vous, le retour du terrorisme dans ce pays, c'est vous", avait auparavant déclaré Manuel Valls.

Par la suite, le ministre a "regretté" dans une déclaration la réaction de l'opposition et n'a présenté d'excuses, tout en se défendant d'avoir cherché la polémique.

"PROPOS INTOLÉRABLES"

Interrogé sur ce "tumulte" lors de sa première grande conférence de presse, François Hollande s'est gardé de désavouer Manuel Valls, un ministre qui fait "remarquablement bien son travail, y compris par rapport à la lutte contre le terrorisme".

Néanmoins, le chef de l'Etat a invité les uns et les autres à éviter les divisions sur ce sujet. "Si je puis donner ce conseil et aux uns et aux autres, à ceux qui sont aujourd'hui au gouvernement, à ceux qui sont dans l'opposition, ne perdons pas notre temps, de nous divisons pas, ne polémiquons pas".

Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Christian Jacob, a estimé que François Hollande devait se poser la question du maintien de Manuel Valls au gouvernement.   Suite...

 
<p>Manuel Valls a accus&eacute; mardi la droite d'&ecirc;tre responsable du retour du terrorisme en France, provoquant un vif incident &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale, o&ugrave; les d&eacute;put&eacute;s de l'UMP ont exig&eacute; sa d&eacute;mission ou, &agrave; tout le moins, des excuses. /Photo prise le 23 octobre 2012/REUTERS/Charles Platiau</p>