La France n'est pas l'homme malade de l'Europe, déclare Schäuble

mardi 13 novembre 2012 13h01
 

BRUXELLES (Reuters) - La France n'est pas l'homme malade de l'Europe, a déclaré mardi le ministre allemand des Finances, pour couper court aux interrogations sur la santé de la deuxième économie européenne.

"Non, il ne faut pas perdre une seconde à répondre à cela", a dit Wolfgang Schäuble lors d'une conférence de presse commune avec son homologue français Pierre Moscovici, à Bruxelles, où les deux hommes se sont efforcés d'afficher leur entente.

L'économiste Lars Feld, l'un des cinq "sages" allemands dont les avis font autorité, a sonné la charge la semaine dernière.

"Le principal problème en ce moment, ce n'est plus la Grèce, l'Espagne ou l'Italie, c'est devenu la France parce qu'elle n'a rien entrepris de nature à rétablir sa compétitivité, au contraire, elle va dans l'autre direction !", avait-il dit.

Deux sources avaient déclaré la semaine dernière que Wolfgang Schäuble avait envisagé de demander aux "sages" allemands la rédaction d'un rapport sur l'économie française, une information démentie par ces conseillers.

Selon le gouvernement français, les critiques émises en Allemagne sont en partie liées à la campagne pour les élections de 2013 et elles ne prennent pas en compte son plan pour la compétitivité annoncé la semaine dernière.

Pour Wolfgang Schäuble, "cela ne nous aiderait pas de nous donner des notes les uns les autres". "Ce n'est pas comme si nous faisions tout bien en Allemagne. Ce n'est pas comme si la France faisait tout bien, mais je ne veux même pas dire cela."

"Nous avons confiance dans la politique menée par le gouvernement français", a encore déclaré le ministre allemand.

Pierre Moscovici a quant à lui répété qu'il n'y avait "aucun flottement" dans la relation entre les deux premières puissances économiques de la zone euro.

"Il n'y a pas de malentendu franco-allemand, il n'y a pas d'ingérence des uns dans la politiques des autres. Il y a deux pays conscients de leur devoir commun pour l'Union européenne", a ajouté Pierre Moscovici.

Annika Breidthardt et Daniel Flynn, Jean-Baptiste Vey pour le service français, édité par Yves Clarisse

 
<p>Lors d'une conf&eacute;rence de presse avec Pierre Moscovici &agrave; Bruxelles, le ministre allemand des Finances Wolfgang Sch&auml;uble a voulu couper court aux interrogations sur la sant&eacute; de la deuxi&egrave;me &eacute;conomie europ&eacute;enne. La France n'est pas l'homme malade de l'Europe, a-t-il d&eacute;clar&eacute;. /Photo prise le 13 novembre 2012/REUTERS/Fran&ccedil;ois Lenoir</p>