Valls et l'UMP s'affrontent sur les chiffres de la délinquance

mardi 13 novembre 2012 11h54
 

PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, s'est livré mardi à une passe d'armes avec l'opposition de droite sur les dernières statistiques de la délinquance, après la divulgation de mauvais chiffres pour le mois d'octobre.

Le Figaro fait état lundi d'une explosion des crimes et délits au cours du mois d'octobre, en particulier des violences, qui seraient en hausse de 9% et de 24% en zone gendarmerie, ainsi que des atteintes aux biens (+ 8%).

Eric Ciotti, le "Monsieur sécurité" de l'UMP, y voit la preuve que "malgré l'esbroufe de communication du gouvernement, tous les indicateurs de la délinquance et du crimes sont au rouge désormais".

Manuel Valls, qui apparaît comme l'homme fort du gouvernement sur la base des sondages, a aussitôt entrepris de déminer le terrain.

Dans un communiqué publié au petit matin, le ministre ne conteste pas les chiffres bruts mais affirme qu'ils découlent "d'évolutions artificielles" liées à la politique de ses prédécesseurs et qu'ils ne correspondent à "aucune réalité".

La très forte augmentation depuis le début de l'année des statistiques en zone gendarmerie coïnciderait par exemple avec le déploiement au 1er janvier du logiciel qui permet d'alimenter automatiquement les statistiques.

Selon Manuel Valls, ses prédécesseurs auraient également fait baisser les statistiques dans le passé par le refus d'enregistrer certaines plaintes ou en déqualifiant certains délits.

"CASSER LE THERMOMÈTRE"

S'en prenant notamment à l'ex-ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, le ministère de l'Intérieur raille "ces 'orfèvres' en statistiques, qui furent directement impliqués dans la conception et l'application de la 'politique du chiffre'".   Suite...

 
<p>Manuel Valls s'est livr&eacute; mardi &agrave; une passe d'armes avec l'UMP sur les mauvaises statistiques de la d&eacute;linquance pour le mois d'octobre. Le ministre de l'Int&eacute;rieur ne conteste pas les chiffres bruts mais affirme qu'ils d&eacute;coulent "d'&eacute;volutions artificielles" li&eacute;es &agrave; la politique de ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs et qu'ils ne correspondent &agrave; "aucune r&eacute;alit&eacute;". /Photo d'archives/REUTERS</p>