Une conférence de presse de reconquête pour François Hollande

mardi 13 novembre 2012 07h29
 

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Avec sa première grande conférence de presse du quinquennat, François Hollande tentera mardi de reconquérir les Français avec lesquels il entend instaurer un "face-à-face" à même de répondre aux doutes d'une opinion qu'il juge "extrêmement stressée".

Compétitivité, hausse de la TVA, rôle du Premier ministre, mariage homosexuel, menaces de récession, tensions avec les élus communistes et écologistes, crises internationales : l'actualité devrait être balayée pendant deux heures devant plus de 300 journalistes attendus dans la salle des Fêtes de l'Elysée.

François Hollande, connu pour ses bons mots, aura l'occasion d'imprimer son style comme le firent par exemple avant lui un François Mitterrand séducteur donnant volontiers la parole aux journalistes femmes ou un Valéry Giscard d'Estaing professoral.

Les archives télévisées recèlent des morceaux d'anthologie, tel Charles de Gaulle bondissant comme un cabri en évoquant "l'Europe, l'Europe, l'Europe", Georges Pompidou citant Paul Eluard ou Nicolas Sarkozy lançant "Avec Carla, c'est du sérieux".

François Hollande devra avant tout répondre au sentiment de flou sur la conduite des affaires du pays qui, ajouté aux affres de la crise, a conduit ses concitoyens à le juger sévèrement.

"Je vais m'appliquer à en donner le cadre général dès ma prochaine conférence de presse", dit-il dans un entretien à Marianne. "J'ai compris aussi que les Français voulaient me voir davantage en première ligne, et m'impliquer personnellement".

Désireux de rompre avec son prédécesseur Nicolas Sarkozy en début de mandat, François Hollande veut aujourd'hui apparaître comme "l'interlocuteur direct" de Français qu'il juge dans Marianne "extrêmement stressés".

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<p>Avec sa premi&egrave;re grande conf&eacute;rence de presse du quinquennat, Fran&ccedil;ois Hollande tentera mardi de reconqu&eacute;rir les Fran&ccedil;ais et de r&eacute;pondre aux doutes d'une opinion qu'il juge "extr&ecirc;mement stress&eacute;e". /Photo prise le 11 novembre 2012/REUTERS/Philippe Wojazer</p>