Paris minimise ses différends économiques avec Berlin

lundi 12 novembre 2012 20h47
 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français s'efforce de minimiser les différends entre Paris et Berlin sur la politique économique menée par la France face à des responsables allemands qui ne cachent plus leur inquiétude sur l'absence de réformes structurelles.

Paris estime que les critiques, mises partiellement sur le compte de la campagne pour les élections de 2013 en Allemagne, se dissiperont lorsque Berlin aura toutes les cartes en main pour juger du bien-fondé de la politique française.

Le président français a d'abord voulu rassurer les marchés financiers - et l'Allemagne - en martelant depuis son élection que l'objectif d'un déficit public de 3% du PIB en 2013 sera atteint coûte que coûte, mais Berlin ne semble pas convaincu, pas plus, d'ailleurs, que la Commission européenne.

Au-delà de l'orthodoxie financière, c'est sur sa capacité à réformer l'économie que François Hollande doit convaincre ses partenaires allemands, qui insistent sur la nécessité de réduire la dépense publique française et de pratiquer des réformes structurelles, notamment du marché du travail.

Les propos très durs tenus la semaine dernière par l'économiste Lars Feld, l'un des cinq "sages" allemands dont les avis font autorité, sonnent comme un avertissement.

"Le principal problème en ce moment, ce n'est plus la Grèce, l'Espagne ou l'Italie, c'est devenu la France parce qu'elle n'a rien entrepris de nature à rétablir sa compétitivité, au contraire, elle va dans l'autre direction !", a-t-il dit.

Le gouvernement français explique que tout cela ne tient pas compte du pacte de compétitivité de 20 milliards d'euros annoncé la semaine dernière, qui sera financé pour moitié par une réduction de la dépense publique et pour moitié par une hausse de la fiscalité, essentiellement de la TVA.

"La confiance existe", veut croire l'entourage d'un François Hollande qui n'affiche publiquement aucune inquiétude sur son partenariat avec l'Allemagne d'Angela Merkel.

"Tout ce que je lis est déconnecté de la réalité", renchérit une source gouvernementale française. "La seule chose qui compte, c'est la relation de gouvernement à gouvernement. Nous travaillons sur des sujets concrets, dans une confiance absolue. La relation franco-allemande est très solide".   Suite...

 
<p>Le gouvernement fran&ccedil;ais s'efforce de minimiser les diff&eacute;rends entre Paris et Berlin sur la politique &eacute;conomique men&eacute;e par la France face &agrave; des responsables allemands qui ne cachent plus leur inqui&eacute;tude sur l'absence de r&eacute;formes structurelles. Paris met partiellement les critiques sur le compte de la campagne pour les &eacute;lections de 2013 en Allemagne. /Photo d'archives/REUTERS/Tobias Schwarz</p>