Une partie du monde médical en grève

lundi 12 novembre 2012 19h58
 

PARIS (Reuters) - Des chirurgiens libéraux et internes des hôpitaux français ont lancé lundi une grève illimitée, tandis que plusieurs syndicats et coordinations de médecins prévoient de manifester les jours prochains contre la politique gouvernementale.

A l'appel de l'Intersyndicat national des internes des hôpitaux (ISNH), 4.000 personnes, selon les organisateurs, 1.700 d'après la police, ont manifesté lundi après-midi à Paris entre la gare Montparnasse et le ministère de la Santé.

Le Bloc, syndicat majoritaire chez les spécialistes de bloc opératoire, ainsi qu'une vingtaine de syndicats minoritaires et de coordinations, prévoient pour leur part de manifester dans la capitale mercredi prochain.

Selon le ministère de la Santé, le mouvement a été suivi lundi par 18,85% des internes, 5% des chefs de clinique et 5% des chirurgiens des établissements publics.

Dans les cliniques concernées, les interventions chirurgicales ont le plus souvent été déprogrammées et repoussées. Pour les urgences, les patients étaient dirigés vers les hôpitaux.

Les contestataires rejettent l'accord sur les dépassements d'honoraires signé fin octobre par les trois syndicats de médecins majoritaires (CSMF, SML, MG France) à l'issue d'une longue négociation avec l'assurance maladie et les complémentaires santé, qu'ils jugent trop contraignant.

"On a tout mélangé. 150% (de dépassements d'honoraires autorisés) c'est pour tout le monde. Mais le chirurgie c'est quand même particulier", a dit Philippe Cuq, président du Bloc, sur France Info.

TOURAINE DÉFEND L'ACCORD

Selon lui, les dépassements d'honoraires compensaient ces dernières années le quasi blocage des tarifs depuis plus de 30 ans, avec 6,5% d'augmentation par exemple pour certaines opérations.   Suite...

 
<p>Les chirurgiens lib&eacute;raux et les internes des h&ocirc;pitaux fran&ccedil;ais ont lanc&eacute; lundi une gr&egrave;ve illimit&eacute;e, tandis que plusieurs syndicats et coordinations de m&eacute;decins pr&eacute;voient des manifestations contre la politique gouvernementale. Les gr&eacute;vistes rejettent l'accord sur les d&eacute;passements d'honoraires sign&eacute; fin octobre par les trois syndicats de m&eacute;decins majoritaires. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard</p>