Le duel entre Fillon et Copé pour l'UMP tourne à l'aigre

lundi 12 novembre 2012 09h48
 

par Sophie Louet

PARIS (Reuters) - A une semaine de l'élection à la présidence de l'UMP, un exercice démocratique sans précédent dans l'histoire du parti néo-gaulliste, le climat se tend entre les deux candidats, Jean-François Copé et François Fillon qui, dans une charge d'une rudesse inédite, accuse son adversaire de "double langage".

Les adhérents à jour de cotisation (264.000 au 30 juin) sont appelés dimanche prochain à départager l'ancien Premier ministre et le secrétaire général de l'UMP dans un scrutin à suspense, même si les enquêtes auprès des sympathisants de l'UMP prédisent systématiquement la victoire de François Fillon.

"On est tous dans le doute. On n'a aucun moyen rationnel, statistique, d'évaluation", souligne un élu UMP.

Le nombre des votants potentiels reste à ce jour imprécis car les adhérents ayant acquitté leur cotisation en 2011 peuvent la renouveler jusqu'au jour du vote. Un vote papier traditionnel, de 09h00 à 18h00, dans des bureaux de vote répartis dans les 577 circonscriptions. Les résultats devraient être proclamés tard dans la nuit.

La participation reste donc une inconnue pour les deux états-majors. Les analystes conviennent qu'un faible taux de participation, porté par les plus radicaux des adhérents, favoriserait le député-maire de Meaux, qui s'est inscrit dans les pas de Nicolas Sarkozy.

"Moins il y aura de votants, plus ce sera Copé. Ce seront les purs et durs qui se prononceront", confirme un proche de l'ex-président, dont l'ombre plane immanquablement sur le vote.

Selon un sondage Ifop publié dans le Journal du Dimanche, 64% des sympathisants UMP souhaitent que Nicolas Sarkozy se présente à l'élection présidentielle de 2017.

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