Pas question de quitter le gouvernement pour l'instant, dit Duflot

dimanche 11 novembre 2012 12h50
 

PARIS (Reuters) - La ministre du Logement, Cécile Duflot, refuse de "rajouter une crise politique" à la crise économique et précise que "si un jour des limites sont franchies", les écologistes se poseront la question de leur maintien au gouvernement "de manière collective, posée et calme".

Le sénateur d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Jean-Vincent Placé, a provoqué des tiraillements dans la majorité en affirmant vendredi dernier sur Radio Classique que les écologistes s'interrogeaient sur leur présence au gouvernement six mois après l'élection de François Hollande.

Cécile Duflot et Pascal Canfin, ministre délégué au Développement, sont les deux représentants d'EELV au sein de l'équipe de Jean-Marc Ayrault.

"On a le droit de s'interroger, mais le faire en public et feuilletonner les relations entre les socialistes et les écologistes, ce ne sera jamais mon sujet", commente la ministre du Logement dans un entretien au Journal du Dimanche.

"Je me refuse au cynisme qui voudrait que les accords soient bons seulement pour gagner les élections", souligne-t-elle.

"Si un jour des limites sont franchies, nous aurons l'occasion de nous prononcer de manière collective, posée et calme. Mais cela ne peut se faire au bout de six mois", précise l'ancienne dirigeante d'EELV.

Cécile Duflot juge que la ligne rouge pourrait être franchie pour les écologistes si l'exécutif venait à autoriser les recherches sur les techniques d'exploitation des gaz de schiste, une mesure préconisée par Louis Gallois dans son rapport sur la compétitivité. Le gouvernement s'y refuse pour l'heure.

"Il y a des sujets de débat, voire de désaccord, mais pas plus, pour le moment", note la ministre.

Sophie Louet

 
<p>Dans un entretien au Journal du Dimanche, la ministre du Logement, C&eacute;cile Duflot, refuse de "rajouter une crise politique" &agrave; la crise &eacute;conomique et pr&eacute;cise que "si un jour des limites sont franchies", les &eacute;cologistes se poseront la question de leur maintien au gouvernement "de mani&egrave;re collective, pos&eacute;e et calme". /Photo prise le 2 octobre 2012/REUTERS/Philippe Wojazer</p>