Le "Made in France" fait son salon

vendredi 9 novembre 2012 18h44
 

par Chine Labbé

PARIS (Reuters) - Chantre du patriotisme économique, Arnaud Montebourg a inauguré vendredi le premier salon du "made in France" en plein débat sur les moyens de valoriser la "marque France", considérée comme un moyen d'enrayer la désindustrialisation du pays.

Dans les allées de ce petit salon qui réunit environ 80 entreprises et espère attirer 20.000 visiteurs sur trois jours, le ministre du Redressement productif vante, d'un stand à l'autre, les mérites de ces "entreprises courageuses" qui luttent contre "l'idée que la France n'est qu'un vaste hôtel, resort et spa".

On y trouve des éthylotests fabriqués dans le Languedoc-Roussillon, des chaussettes et défibrillateurs produits en Alsace ou encore les représentants d'un atelier de fabrication de costumes pour hommes du Limousin.

Certaines PME fabriquent 100% français. Pour d'autres, seule une partie de la production est hexagonale. Mais toutes, y compris la japonaise Toyota, dont la Yaris est produite depuis 2001 à Valenciennes, revendiquent le "made in France" dont Arnaud Montebourg s'est fait le porte-voix.

"Nous n'avons pas d'autre choix que de reconstruire une force de frappe industrielle", lance le ministre.

"Ça va être long, ça va être difficile, mais ça passera par le patriotisme économique de chaque Français", ajoute-t-il, lançant une "mobilisation nationale" autour du "made in France", gage selon lui d'une "troisième révolution industrielle".

Le gouvernement français, qui a approuvé l'objectif européen de faire remonter la part de l'industrie à 20% du PIB à l'horizon 2020, a fait du redressement industriel l'une des priorités de son quinquennat.

C'est l'objectif du pacte pour la croissance, la compétitivité et l'emploi présenté mardi par Jean-Marc Ayrault.   Suite...

 
<p>Chantre du patriotisme &eacute;conomique, Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, a inaugur&eacute; vendredi le premier salon du "made in France" en plein d&eacute;bat sur les moyens de valoriser la "marque France", consid&eacute;r&eacute;e comme un moyen d'enrayer la d&eacute;sindustrialisation du pays. /Photo prise le 9 novembre 2012/REUTERS/Philippe Wojazer</p>