François Hollande n'exclut pas une rupture avec les écologistes

vendredi 9 novembre 2012 14h01
 

par Sophie Louet

PARIS (Reuters) - Trois jours après la présentation par le gouvernement d'un pacte de compétitivité dénoncé par une partie de la gauche, la majorité accumule les fissures au point que François Hollande juge "possible" un départ des écologistes.

Après les votes négatifs des communistes sur plusieurs textes, c'est le sénateur d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Jean-Vincent Placé, qui a lancé la fronde côté écologistes en affirmant vendredi que ces derniers s'interrogeaient sur leur maintien au gouvernement.

Désavoué à demi-mot par la direction du parti écologiste, qui souligne toutefois des "interrogations légitimes", l'élu a par la suite atténué ses propos tout en expliquant sa volonté de donner "un coup de pied dans la fourmilière" pour faire avancer les dossiers environnementaux.

Coutumier des charges contre l'exécutif, considéré comme un "franc-tireur" au sein de la majorité, l'élu a dénoncé sur Radio Classique le "bilan bien maigre" de l'exécutif six mois après l'élection de François Hollande, critiquant notamment le report à 2016 de l'instauration d'une fiscalité écologique.

Ministres et responsables socialistes, mais aussi écologistes, ont aussitôt minimisé ses propos, les réduisant à une "remarque personnelle". La droite y a vu pour sa part une nouvelle illustration de la "très grande fragilité" de la coalition au pouvoir en France.

Interrogé à ce sujet dans une interview à paraître samedi dans Marianne, le chef de l'Etat, ambigu, n'exclut pas une rupture tout en précisant ne pas le souhaiter.

"PAS DE PANIQUE!"

"Nous nous posons la question de savoir ce que nous faisons au sein du gouvernement", a dit Jean-Vincent Placé. "De plus en plus, les écologistes s'interrogent", a-t-il souligné.   Suite...

 
<p>Fran&ccedil;ois Hollande et C&eacute;cile Duflot. Trois jours apr&egrave;s la pr&eacute;sentation par le gouvernement d'un pacte de comp&eacute;titivit&eacute; d&eacute;nonc&eacute; par une partie de la gauche, la majorit&eacute; accumule les fissures au point que Fran&ccedil;ois Hollande juge "possible" un d&eacute;part des &eacute;cologistes au gouvernement. /Photo prise le 4 juillet 2012/REUTERS/Philippe Wojazer</p>