Taubira dit qu'Hollande n'a pas interféré dans l'affaire Martin

jeudi 8 novembre 2012 13h28
 

PARIS (Reuters) - La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a assuré jeudi que François Hollande n'avait pas interféré dans le transfert en Espagne de la militante basque française Aurore Martin, qui a suscité une vague de protestations.

Selon le site d'information Mediapart, le chef de l'Etat a validé la remise de la militante à l'Espagne après consultation "au plus haut niveau" des ministres concernés.

Mais la procédure prévue par le mandat d'arrêt européen "de juge à juge et qui s'impose au parquet de Pau ne constitue pas une extradition", explique Christiane Taubira dans un communiqué.

Elle exclut en outre "toute intervention du pouvoir exécutif, c'est-à-dire du président et du gouvernement", ajoute-t-elle.

Mediapart dit pour sa part s'appuyer sur une source à l'Elysée, pour qui l'interpellation d'Aurore Martin n'avait "pas de caractère fortuit".

"Les bonnes relations du président avec les autorités espagnoles et la volonté de renforcer la lutte antiterroriste facilitent ce type d'opération", aurait ajouté cette source.

Pour le site d'informations, la consultation des ministres concernés contredit les propos du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, affirmant n'avoir joué aucun rôle dans l'extradition de la jeune femme, qui n'était pas de son ressort.

L'exécution du mandat d'arrêt européen visant la militante basque était "une décision de la justice" qui a été "appliquée sous l'autorité du parquet général de Pau", a répété le ministre ces derniers jours.

Le Parti communiste estime qu'une éventuelle intervention de François Hollande serait "une véritable affaire d'État" et réclame "des explications claires et précises" sur les conditions de l'arrestation et de l'extradition d'Aurore Martin.   Suite...

 
<p>La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a assur&eacute; jeudi que Fran&ccedil;ois Hollande n'avait pas interf&eacute;r&eacute; dans le transfert en Espagne de la militante basque fran&ccedil;aise Aurore Martin, qui a suscit&eacute; une vague de protestations. /Photo prise le 7 novembre 2012/REUTERS/Philippe Wojazer</p>