Paris plus optimiste pour l'Europe que la Commission

jeudi 8 novembre 2012 11h37
 

LYON (Reuters) - La France maintient sa prévision de croissance à 0,8% l'an prochain, qui est le double de celle de la Commission européenne, car elle est plus optimiste sur la conjoncture européenne, a déclaré jeudi Pierre Moscovici.

En marge des Journées de l'économie de Lyon, le ministre de l'Economie a également souligné que la Commission n'avait pas pris en compte le plan pour la compétitivité annoncé mardi par le gouvernement.

Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a salué mercredi ce plan, qui crée un crédit d'impôt pour les entreprises qui atteindra 20 milliards d'euros, après avoir présenté les nouvelles prévisions économiques de la Commission.

"Nous maintenons notre objectif" de 0,8%, a dit Pierre Moscovici à des journalistes. "Nous pensons que la Commission n'a pas pris en compte le plan décidé pour renforcer la compétitivité de la France."

"De plus, je suis un peu plus optimiste pour l'Europe, si nous sommes capables de résoudre le problème grec, d'apporter des solutions pour l'Espagne et aussi d'avoir un mouvement fort vers l'union bancaire", a-t-il ajouté.

Le gouvernement ne modifie pas son objectif de ramener le déficit public de 4,5% du PIB fin 2012 à 3,0% fin 2013. La Commission européenne et le Fonds monétaire international estiment que la croissance ne sera que de 0,4% en France l'an prochain et que le déficit public atteindra 3,5% fin 2013.

Pierre Moscovici a ajouté qu'il rencontrerait prochainement Olli Rehn à Bruxelles pour évoquer ces questions. "Je pense que la France aujourd'hui fait ce qu'elle a à faire", a-t-il dit.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

 
<p>Pierre Moscovici a d&eacute;clar&eacute; jeudi que la France maintenait sa pr&eacute;vision de croissance &agrave; 0,8% l'an prochain. Ce chifre repr&eacute;sente le double de celle de la Commission europ&eacute;enne, qui se montre moins optimiste sur la conjoncture europ&eacute;enne. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic</p>