8 novembre 2012 / 08:03 / il y a 5 ans

Appel de Barack Obama aux élus des deux camps du Congrès US

par David Lawder et Thomas Ferraro

<p>Le pr&eacute;sident Barack Obama, tout juste r&eacute;&eacute;lu pour un second mandat de quatre ans, a rappel&eacute; mercredi aupr&egrave;s des dirigeants tant d&eacute;mocrates que r&eacute;publicains du Congr&egrave;s am&eacute;ricain sa volont&eacute; de travailler ensemble pour limiter les d&eacute;ficits et r&eacute;duire les imp&ocirc;ts. /Photo prise le 7 novembre 2012/REUTERS/Jim Bourg</p>

CHICAGO, Illinois, WASHINGTON (Reuters) - Le président Barack Obama, tout juste réélu pour un second mandat de quatre ans, a rappelé mercredi auprès des dirigeants tant démocrates que républicains du Congrès américain sa volonté de travailler ensemble pour limiter les déficits et réduire les impôts.

Dans un courriel, la Maison blanche a précisé que “le président a réitéré son engagement de trouver des solutions bipartisanes pour réduire notre déficit de manière équilibrée, baisser les impôts pour les familles des classes moyennes et pour les petites entreprises ainsi que de créer des emplois”.

“Le président a dit qu‘il croyait que le peuple américain a envoyé un message lors des élections de mardi invitant les dirigeants des deux partis à mettre de côté leurs intérêts partisans et à oeuvrer de concert pour donner la priorité aux intérêts du peuple américain”.

Barack Obama a, à cet effet, appelé au téléphone les deux chefs de file du Sénat et de la Chambre des représentants, le démocrate Harry Reid et le républicain John Boehner, de même que le chef de file des républicains au Sénat, Mitch McConnell, et Nancy Pelosi, chef de file des démocrates à la Chambre.

De leur côté, Harry Reid et John Boehner ont entamé mercredi de timides discussions destinées à contourner le “mur budgétaire”, qui risque de plonger le pays dans la récession.

Le chef de la majorité démocrate au Sénat a indiqué s’être entretenu dans la matinée avec son homologue républicain de la Chambre. Les deux hommes se sont mis d‘accord pour ne se “fixer aucune limite” pour l‘instant.

Dans le même temps, Harry Reid a souligné que les démocrates n’étaient guère susceptibles d’évoluer par rapport à leur position de base dans les négociations, à savoir que les augmentations d‘impôts doivent s‘appliquer aux riches, et non à ceux se situent dans les classes moyennes ou inférieures.

Selon Harry Reid, la réélection de Barack Obama et le renforcement de la majorité démocrate au Sénat sont une validation de la politique fiscale du parti.

“Je souhaite négocier à tout moment sur tout sujet (...). Je veux que nous travaillions ensemble mais je veux que chacun comprenne que vous ne pouvez pas nous malmener”, a-t-il souligné.

Il a déclaré qu‘il préférerait que les deux partis trouvent un terrain d‘entente lors de la session post-électorale du Congrès qui débute la semaine prochaine afin d’éviter le “mur budgétaire”, ensemble de coupes automatiques des dépenses publiques et de relèvement des impôts de quelque 600 milliards de dollars qui doivent entrer en vigueur dès le 2 janvier 2013.

TON CONCILIANT DE BOEHNER

Harry Reid a ajouté qu‘il aimerait qu‘une solution soit trouvée durant la session des “canards boiteux”, comme on la nomme, de cette année, plutôt que de devoir décréter une solution temporaire pour le mur budgétaire, et qu‘il ferait avancer le dossier devant le Congrès nouvellement élu, qui doit siéger en janvier.

“Je ne suis pas pour adopter un comportement attentiste”, a-t-il lancé à des journalistes. “Nous devons résoudre cela.”

De son côté, John Boehner a indiqué qu‘une solution devait être trouvée à court terme pour contourner le “mur budgétaire” et qu‘ensuite devrait débuter un travail substantiel sur un projet de réduction de la dette en 2013.

“Nous n‘allons pas résoudre notre problème de déséquilibre fiscal en un jour”, a dit Boehner. “Ce que nous pouvons faire est d’éviter le mur d‘une manière qui puisse servir de catalyseur à des solutions majeures, en 2013, pour commencer à résoudre le problème”, a-t-il ajouté.

Si John Boehner a paru adopter un ton conciliant, en revanche, Mitch McConnell reste sur une autre longueur d‘onde et ne paraît pas encore prêt à renoncer à ses convictions conservatrices en ce domaine.

“Les électeurs ne se sont pas prononcés en faveur des échecs et des excès du premier mandat du président. Ils lui ont simplement donné plus temps pour terminer la tâche qu‘ils lui demandent de mener à bien avec le Congrès et qui est de rétablir l’équilibre à Washington après deux années où un seul parti a tout contrôlé”, a dit le leader des républicains au Sénat.

Confirmé à la Maison blanche pour les quatre prochaines années, Barack Obama retrouve une situation comparable à celle qui prévalait avant le scrutin et devra composer avec un Congrès divisé qui reste dans la même configuration.

Les démocrates ont conservé en effet leur majorité au Sénat, dont un tiers des sièges étaient renouvelés, et, surtout, les républicains restent majoritaires à la Chambre des représentants, dont les 435 sièges étaient remis en jeu. (Voir )

Jeff Mason, David Lawder et Thomas Ferraro; Juliette Rabat et Jean-Loup Fiévet pour le service français

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below