En Chine, Hu dénonce la corruption en ouverture du congrès

jeudi 8 novembre 2012 14h36
 

par Ben Blanchard et Sui-Lee Wee

PEKIN (Reuters) - Hu Jintao a vivement dénoncé jeudi la corruption comme une menace qui pourrait compromettre l'existence de l'Etat et celle du Parti communiste chinois lors d'un "discours à la nation", ouvrant officiellement le XVIIIe congrès du PCC à Pékin.

S'adressant aux 2.000 délégués réunis pour une semaine dans le Palais de l'assemblée du peuple, Hu a vanté les mérites de réformes politiques mais n'a proposé aucun changement significatif et a exclu d'embrasser le modèle occidental de gouvernement.

Lors de ce congrès, le vice-président Xi Jinping devrait succéder à Hu Jintao en qualité de secrétaire général du parti avant d'accéder à la présidence lors d'une séance plénière annuelle de l'Assemblée nationale populaire, le parlement.

L'événement se déroule alors que la Chine connaît un contexte de tension sociale, de dénonciation de la corruption et d'accroissement des inégalités entre riches et pauvres.

"Combattre la corruption et promouvoir l'intégrité politique, qui est un sujet majeur de préoccupation politique du peuple, est un engagement clair et à long terme du parti", a déclaré le chef de l'Etat sortant.

"Si nous échouons à régler cette question (de la corruption), elle pourrait se révéler fatale pour le parti et même provoquer la chute du parti et la chute de l'Etat", a-t-il mis en garde.

Ce XVIIIe congrès intervient après l'éviction de Bo Xilai, étoile montante du PCC et puissant dirigeant local accusé d'abus de pouvoir, de corruption et d'autres crimes qui ont scellé sa chute.

Si le nom de Bo n'a jamais été cité au cours de l'allocution longue de deux heures, il n'a guère fait de doute qu'elle se référait directement à la chute de l'ancien dirigeant.   Suite...

 
<p>D&eacute;l&eacute;gu&eacute;s r&eacute;unis dans le Palais de l'assembl&eacute;e du peuple &agrave; P&eacute;kin pour le XVIIIe Congr&egrave;s du Parti communiste chinois. Hu Jintao a vivement d&eacute;nonc&eacute; jeudi la corruption comme une menace qui pourrait compromettre l'existence de l'Etat lors d'un "discours &agrave; la nation", au cours duquel le vice-pr&eacute;sident Xi Jinping devrait lui succ&eacute;der avant d'acc&eacute;der &agrave; la pr&eacute;sidence. /Photo prise le 8 novembre 2012/REUTERS/Jason Lee</p>