Louis Gallois prône une hausse des taxes sur le diesel

mercredi 7 novembre 2012 18h53
 

PARIS (Reuters) - La future fiscalité écologique en France doit d'abord concerner le diesel, qui a été "outrageusement" avantagé, a déclaré Louis Gallois mercredi, deux jours après avoir remis son rapport sur la compétitivité de l'économie française au gouvernement.

Les taxes sur le gazole, un carburant qui représente 80% de la consommation française, pèsent actuellement 0,65 euro par litre en moyenne contre 0,86 pour l'essence.

L'Organisation mondiale de la santé a dit en juin que les gaz d'échappement des moteurs diesel étaient cancérogènes. L'Union française des industries pétrolières préconise quant à elle un rééquilibrage entre les deux carburants car les raffineries françaises ont été construites pour produire surtout de l'essence.

"J'ai mis 'taxe carbone' dans mon rapport, je le regrette un peu. La vraie question, c'est la fiscalisation du diesel, voilà la vraie question", a dit l'ex PDG d'EADS devant les commission des finances et des affaires économiques de l'Assemblée nationale.

"Je sais bien que c'est un vrai problème pour l'industrie automobile française - ça tombe pas bien, c'est pas le moment - mais il est clair que le diesel a été outrageusement avantagé fiscalement, ce qui fait que maintenant 70% du parc français est diesel et que nous nous trouvons dans une situation différente de celles des autres pays européens", a-t-il ajouté.

Le gouvernement a annoncé mardi un renforcement de la fiscalité écologique en 2016 pour financer une partie de son plan pour la compétitivité mais le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, n'exclut pas qu'elle s'applique plus tôt.

"Il y a des travaux qui sont menés dans le cadre de la conférence environnementale. S'il est possible d'agir plus tôt que 2016, nous le ferons", a-t-il dit mercredi.

Jean-Baptiste Vey, avec Emile Picy et Marion Douet, édité par Gilles Trequesser

 
<p>Devant les commission des finances et des affaires &eacute;conomiques de l'Assembl&eacute;e nationale, Louis Gallois (&agrave; droite) a d&eacute;clar&eacute; mercredi que la future fiscalit&eacute; &eacute;cologique en France devait d'abord concerner le diesel, qui a &eacute;t&eacute; "outrageusement" avantag&eacute;. /Photo prise le 7 novembre 2012/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>