La gauche du PS critique le pacte de compétitivité

mercredi 7 novembre 2012 17h41
 

PARIS (Reuters) - Les mesures pour la compétitivité annoncées mardi par le gouvernement français ne sont pas entièrement du goût de tous au sein du Parti socialiste, en particulier de sa gauche, qui critique notamment le choix d'augmenter la TVA.

Le gouvernement a annoncé mardi 20 milliards d'euros de crédits d'impôt pour aider les entreprises françaises à redresser leur compétitivité, une mesure étalée sur plusieurs années, financée par une baisse des dépenses publiques et une hausse de la TVA.

Emmanuel Maurel, candidat malheureux au poste de premier secrétaire du PS et Marie-Noëlle Lienemann dénoncent dans un communiqué commun le caractère précipité des mesures dévoilées et l'absence de concertation avec les partenaires sociaux.

"Nous réitérons notre désaccord sur l'augmentation de la TVA, impôt particulièrement injuste qui, de surcroît, va pénaliser de près de 7 milliards le pouvoir d'achat des Français", écrivent ces deux figures de l'aile gauche du PS.

"Nous regrettons le caractère précipité de ces annonces et l'absence de négociations préalables avec les organisations syndicales", ajoutent-ils.

Les députés socialistes réunis mercredi à huis clos mercredi ont fait part au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, de leurs critiques à la fois sur la forme mais aussi sur le fond, ont rapporté plusieurs participants.

Daniel Goldberg a confirmé à Reuters avoir dit au chef du gouvernement, venu avec plusieurs de ses ministres, qu'il aurait été préférable que le pacte ait été d'abord présenté aux députés socialistes avant d'être dévoilé devant la presse.

Son collègue Jérôme Lambert s'est interrogé sur la hausse annoncée des taux de TVA, qui rompt un engagement de campagne de François Hollande. "Je pense qu'on aurait pu y réfléchir avant", a-t-il déclaré dans les couloirs de l'Assemblée.

"Après avoir supprimé en juillet dernier la 'TVA sociale' (mesure prise par Nicolas Sarkozy-NDLR), on annonce maintenant des hausses de TVA. Cela nous met dans une situation délicate. Au lieu de la supprimer on aurait pu l'aménager", a-t-il souligné.   Suite...

 
<p>LES TAUX DE TVA</p>