Mitt Romney avait trop de handicaps à surmonter pour gagner

mercredi 7 novembre 2012 11h51
 

par Scott Malone et Patricia Zengerle

BOSTON (Reuters) - Mitt Romney a concédé tôt mercredi sa défaite à l'élection présidentielle américaine, appelant démocrates et républicains à tourner le dos aux "affrontements partisans" en ce "moment critique" pour les Etats-Unis.

Dans une ambiance lugubre, l'ancien gouverneur du Massachusetts, qui a pris l'initiative d'appeler Barack Obama au téléphone pour reconnaître sa défaite, a remercié ses partisans venus le soutenir à son QG de Boston.

"J'aurais aimé être capable d'assouvir vos rêves et de conduire notre pays dans une autre direction, mais la nation a choisi un autre dirigeant", a-t-il dit.

En ce "temps de grand défi pour les Etats-Unis", il a également "prié pour que le président réussisse à guider notre nation". "Dans un moment comme celui-là, nous ne pouvons pas prendre le risque d'affrontements partisans et de postures politiciennes", a-t-il poursuivi.

Investi par le Parti républicain à sa deuxième tentative, après son échec de 2008, Mitt Romney, milliardaire de confession mormone, pensait être en mesure de se frayer un chemin vers la Maison blanche en mettant en avant ses qualités et son expérience de gestionnaire dans un contexte de crise économique et de chômage élevé.

Après une rude campagne pour les primaires, où ses adversaires conservateurs Newt Gingrich et Rick Santorum ont instruit son procès en "modéré du Massachusetts", une quasi-insulte, Mitt Romney s'est progressivement attaché le soutien du Grand Old Party.

Au terme d'un été maussade marqué par quelques dérapages verbaux - son fameux "Je n'ai pas à me soucier de ces gens" en allusion aux 47% d'Américains ne payant pas d'impôts sur le revenu -, et une glissade dans les sondages, il a même ranimé la flamme en sortant grand vainqueur, le 3 octobre et devant 75 millions de téléspectateurs, du premier des trois débats organisés entre les deux prétendants à la fonction suprême.

De l'avis d'un de ses proches conseillers, Stuart Stevens, il est resté convaincu durant toute la campagne que la force de son message économique l'emporterait sur tout le reste, ses gaffes, les divisions nées des primaires républicaines, ses changements d'avis, le charisme et la cote de popularité de son adversaire.   Suite...

 
<p>Le candidat r&eacute;publicain &agrave; la Maison blanche a reconnu t&ocirc;t mercredi sa d&eacute;faite &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle am&eacute;ricaine face au pr&eacute;sident sortant Barack Obama qui obtient un second mandat &agrave; la t&ecirc;te de l'Etat. /Photo prise le 7 novembre 2012/REUTERS/Mike Segar</p>