La Grèce de nouveau en grève contre l'austérité

mardi 6 novembre 2012 10h37
 

par Karolina Tagaris

ATHÈNES (Reuters) - Des dizaines de milliers de Grecs ont répondu mardi à un appel à la grève générale de 48 heures contre un nouveau plan d'austérité qui, selon les syndicats, menace d'affaiblir encore les plus pauvres et ruiner ce qui reste de l'économie du pays.

Il s'agit du troisième mot d'ordre similaire lancé en deux mois par les deux principales centrales syndicales du pays contre les coupes dans les dépenses et contre les réformes promues par le gouvernement d'Antonis Samaras.

Le nouveau paquet de mesures, d'un montant global estimé à 13,5 milliards d'euros, doit être soumis mercredi au vote des députés et son adoption est indispensable au versement de la prochaine tranche d'aide internationale.

Mardi, les transports en commun étaient fortement perturbés dans tout le pays et de nombreuses écoles, agences bancaires et administrations sont restées fermées tandis que les hôpitaux ne fonctionnaient qu'avec les équipes d'astreinte.

Le gouvernement Samaras défend l'austérité en expliquant qu'elle permettra d'éviter une faillite du pays mais cet argument peine à convaincre une population dont un quart des actifs sont au chômage et au sein de laquelle pauvreté et suicide augmentent dramatiquement, une situation qui nourrit la rancoeur contre les dirigeants politiques.

"Qu'ils aillent au diable", déclare ainsi Anais Metaxopoulou, une retraitée de 65 ans. "Ils devraient me demander ce que je ressens quand je suis obligée d'aller à l'église pour demander à manger. Je ne ferais pas de mal à une mouche mais ça me ferait plaisir d'en décapiter un."

Le nouveau plan prévoit entre autres une baisse des pensions de retraite qui peut atteindre 25% et la suppression des primes de vacances versées aux fonctionnaires.

Son adoption par les députés est une condition sine qua non au versement de 31,5 milliards d'euros d'aide de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) dont la majeure partie doit servir à recapitaliser les banques du pays.   Suite...

 
<p>L'a&eacute;roport Eleftherios Venizelos d'Ath&egrave;nes. Des dizaines de milliers de Grecs ont r&eacute;pondu mardi &agrave; un appel &agrave; la gr&egrave;ve g&eacute;n&eacute;rale de 48 heures contre un nouveau plan d'aust&eacute;rit&eacute; qui, selon les syndicats, menace d'affaiblir encore les plus pauvres et ruiner ce qui reste de l'&eacute;conomie du pays. /Photo prise le 6 novembre 2012/REUTERS/John Kolesidis</p>