Louis Gallois prône 30 milliards d'euros de baisses de charges

lundi 5 novembre 2012 20h25
 

par Elizabeth Pineau et Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - Louis Gallois propose de baisser les cotisations sociales de 30 milliards d'euros pour enrayer le déclin de l'industrie française, dans un rapport remis au gouvernement lundi, à la veille de l'annonce de premières mesures sur la compétitivité.

L'ex-PDG d'EADS et de la SNCF suggère de transférer 20 milliards d'euros de cotisations patronales et 10 milliards de cotisations salariales, jusqu'à 3,5 smic, sur la fiscalité (TVA, CSG, taxe carbone, fiscalité immobilière, niches, etc.).

"Je propose 22 mesures principales (...) pour arrêter la glissade, arrêter le décrochage, soutenir l'investissement", a-t-il dit à des journalistes. "C'est ce que j'appelle (...) le choc de compétitivité, qui est en fait un choc de confiance."

Selon le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, ce rapport "on va l'appliquer très très largement". Le président François Hollande a quant à lui promis des "décisions fortes" orientées prioritairement sur l'emploi.

Le gouvernement s'est néanmoins jusqu'à présent opposé à un transfert massif de cotisations sociales vers la fiscalité, pour protéger la consommation des ménages et donc la croissance.

"J'ai toujours dit que l'économie française n'avait pas besoin d'un traumatisme mais d'une thérapie, d'une thérapie en profondeur, d'une thérapie dans la durée", a ajouté Pierre Moscovici sur BFM TV.

Un effort de 30 milliards d'euros de redressement budgétaire étant déjà programmé pour 2013, "il faut aussi avoir en tête le pouvoir d'achat des ménages", a-t-il ajouté, promettant des mesures pour baisser le coût du travail, sans plus de précision.

Louis Gallois plaide pour que ce transfert soit effectué sur un an ou deux "si les contraintes des finances publiques ou la volonté de limiter l'impact sur la demande des ménages l'imposaient", mais pas plus pour ne pas diluer ses effets.   Suite...

 
<p>Louis Gallois propose de proc&eacute;der en un ou deux ans maximum au "choc de comp&eacute;titivit&eacute;" de 30 milliards d'euros qu'il sugg&egrave;re dans un rapport remis lundi &agrave; Jean-Marc Ayrault. /Photo prise le 5 novembre 2012/REUTERS/Philippe Wojazer</p>