5 novembre 2012 / 09:23 / il y a 5 ans

Hollande à l'Asie : la crise de l'euro est finie, aidez-nous !

<p>Fran&ccedil;ois Hollande au sommet Europe-Asie, &agrave; Vientiane, au Laos. Le chef de l'Etat a appel&eacute; les partenaires asiatiques de la France &agrave; renoncer &agrave; une concurrence d&eacute;loyale par le biais de monnaies nationales sous-&eacute;valu&eacute;es. /Photo prise le 5 novembre 2012/Sukree Sukplang</p>

par Julien Ponthus

VIENTIANE, Laos (Reuters) - François Hollande a exhorté lundi l'Asie à croire en la fin de la crise de l'euro tout en lui demandant d'aider le Vieux continent à retrouver le chemin de la croissance.

"J'ai voulu dire dans ce forum que la crise de la zone euro est sur le point d'être enfin résolue", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse clôturant sa présence au neuvième sommet Europe-Asie au Laos. "Trop de doutes ont été instillés."

"Le message essentiel de cette réunion : nous avons engagé le règlement de nos problèmes", a dit le président, énumérant l'union bancaire et le Mécanisme européen de stabilité (MES) comme autant de réponses efficaces à la crise de la dette.

Mais François Hollande a fait savoir à ses partenaires asiatiques qu'ils avaient un rôle de première importance à jouer pour que l'Europe retrouve le chemin de la croissance.

"Nous sommes à la fin de la crise de l'euro mais nous ne sommes pas à la fin de la crise économique", a expliqué François Hollande.

A la veille de la présentation par le gouvernement français de sa stratégie de compétitivité, François Hollande a indiqué que, pour se redresser, la France devait aussi en finir avec la concurrence déloyale des économies émergentes.

CONCURRENCE DÉLOYALE

"Oui, bien sûr que nous devons être compétitifs mais encore faut-il que l'échange soit juste, c'est-à-dire qu'il n'y ait pas de concurrence déloyale", a déclaré le président.

Le chef de l'Etat a jugé que cette distorsion de concurrence se caractérisait par des salaires inacceptablement bas et des monnaies artificiellement sous-évaluées.

"C'est le cas aujourd'hui, une partie des pays d'Asie notamment la Chine, ont des monnaies qui ne sont pas convertibles", a dit le président qui a rencontré des chefs d'Etat et de gouvernement du Laos, de Chine, du Vietnam, de Malaisie ou encore d'Indonésie.

"Nous devons faire en sorte qu'il y ait une réforme du système monétaire international et que nous puissions avoir des échanges qui soient mieux équilibrés", a indiqué François Hollande, jugeant "inacceptable" les 27 milliards d'euros de déficit commercial entre la France et la Chine.

"Ils (les pays asiatiques) ont bien profité de notre croissance, maintenant c'est à eux de tirer notre croissance grâce à leur demande", a-t-il dit.

Selon lui, les pays qui ont une balance commerciale excédentaire et des finances publiques équilibrées doivent désormais prendre des mesures pour relancer leur croissance et ainsi en faire profiter l'Europe.

Ces pays doivent en outre faire preuve de réciprocité et davantage ouvrir leurs marchés aux Européens, a-t-il ajouté.

Le président s'est par ailleurs défendu de chercher par une accélération de ses déplacements diplomatiques une recette à une popularité en berne.

"Ce n'est pas là-dessus que les Français se détermineront", a expliqué François Hollande qui, en 48 heures, aura rencontré le président libanais, le roi Abdallah d'Arabie saoudite avant de participer au sommet Europe-Asie.

Edité par Yves Clarisse

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