13 septembre 2012 / 09:43 / il y a 5 ans

Un lycéen frappe un enseignant à Bordeaux

<p>UN ENSEIGNANT FRAPP&Eacute; PAR UN &Eacute;L&Egrave;VE EN GIRONDE</p>

BORDEAUX (Reuters) - Un lycéen âgé de 18 ans a frappé et blessé un enseignant mardi dans un établissement de Bordeaux après un désaccord avec un professeur lors d'un cours sur la religion musulmane, a-t-on appris jeudi de source policière.

Un désaccord est intervenu entre le professeur et son élève qui a renversé violemment une table. Après avoir fait évacuer sa classe, l'enseignant a fait part de l'incident à ses collègues.

Convoqué devant le conseiller principal d'éducation, l'élève, dont les parents ont été prévenus, s'est à nouveau énervé, a renversé le mobilier et menacé de tout casser.

Il s'est ensuite jeté sur son professeur dans le couloir de l'établissement. L'enseignant a été bousculé et a reçu plusieurs gifles, un coup de poing et un coup de tête. Une surveillante qui a tenté de s'interposer a reçu un coup dans une épaule.

La police appelée par le proviseur a interpellé le lycéen dans la cour de l'établissement et l'a placé en garde à vue. Il sera convoqué devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour "violences sur personnes chargées d'une mission de service public".

Une autre affaire de violence dans un établissement scolaire est survenue mercredi dans un collège de Buxerolles, près de Poitiers (Vienne), où une enseignante d'histoire et géographie a reçu une gifle et un coup de pied assénés par la mère d'un élève de quatrième pour une remarque dans son cahier de correspondance.

La femme âgée de 32 ans a été interpellée par la police. Au cours de sa garde à vue, elle a frappé deux policiers d'une gifle et d'un coup de pied. Elle sera convoquée devant le tribunal correctionnel de Poitiers pour répondre de "violences sur fonctionnaires et violences sur agents de la force publique".

SUSPENSION DES ALLOCATIONS FAMILIALES ?

Le ministre de l'Education nationale a réagi à cette affaire dans un communiqué publié mercredi soir.

"De tels comportements inqualifiables n'ont pas leur place dans l'enceinte de l'école de la République", écrit Vincent Peillon, qui demande que "la plus grande fermeté soit appliquée à l'encontre de leurs auteurs".

Un député UMP du Loiret, Claude Ganay, a proposé jeudi "la suspension, voire la suppression des allocations familiales" pour les auteurs d'agressions contre des enseignants.

"Face à ces dérives intolérables et choquantes, je réclamerai dans le projet de loi de refondation de l'école, qui sera prochainement soumis au Parlement, que toute agression physique ou verbale d'un membre du corps enseignant, par un élève ou ses parents, soit sanctionnée par la suspension voire la suppression des allocations familiales", écrit-il.

Des élus de la droite parlementaire avancent fréquemment cette solution aux problèmes d'incivilités et de violences en particulier à l'école, mais aucune proposition de loi n'a abouti.

En revanche, une loi promulguée le 28 septembre 2010 organise la lutte contre l'absentéisme scolaire en prévoyant de sanctionner les familles des enfants absentéistes par la suspension du paiement des allocations familiales.

Claude Canellas, avec Mourad Guichard à Orléans, édité par Patrick Vignal et Yves Clarisse

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