Le Front national compte jouer les trouble-fête au second tour

lundi 11 juin 2012 19h59
 

par Gérard Bon

PARIS (Reuters) - Le Front national, qui a obtenu 13,6% des voix au premier tour des élections législatives, se maintiendra en principe dans la soixantaine de circonscriptions où il est présent au second tour et appelle à faire battre des candidats "nuisibles".

Marine Le Pen a ainsi livré une liste de huit personnalités qu'elle souhaite voir écartées de l'Assemblée nationale, quatre UMP, trois socialistes et un écologiste.

Cet appel vise à sanctionner des candidats ayant adopté un comportement "contraire à la morale publique" ou s'étant montrés "particulièrement haineux" envers sa formation.

Y figure au premier chef l'ex-ministre UMP Nathalie Kosciusko-Morizet (Essonne), qui avait indiqué qu'en cas de duel entre le PS et le FN, elle choisirait "sans aucun complexe" le candidat socialiste.

Autres personnalités visées, l'ancien ministre socialiste Jack Lang, le député UMP Georges Tron, mis en examen pour viols, et l'ancien "patron" de l'UMP Xavier Bertrand.

Marine Le Pen espère faire rentrer dimanche prochain une poignée d'élus à l'Assemblée nationale, ce qui serait une première depuis 26 ans. Les sondages lui prédisent de 0 à 3 députés mais ses candidats vont tenter de forcer le sort dans une demi-douzaine de circonscriptions.

Le "Rassemblement bleu Marine" s'est qualifié pour le second tour dans 61 circonscriptions sur 577. Il y aurait donc 32 triangulaires et 29 duels avec le FN, dont 20 avec la gauche.

"Nous nous maintiendrons à une ou deux exceptions près", a précisé Marine Le Pen lors d'un point de presse.   Suite...

 
<p>Marine Le Pen a appel&eacute; lundi ses &eacute;lecteurs &agrave; faire battre au second tour des l&eacute;gislatives huit personnalit&eacute;s -quatre UMP, dont trois anciens ministres, trois socialistes et un &eacute;cologiste- qu'elle juge "nuisibles". La pr&eacute;sidente du FN esp&egrave;re ainsi &eacute;carter de l'Assembl&eacute;e nationale des candidats ayant adopt&eacute; un comportement "contraire &agrave; la morale publique" ou s'&eacute;tant montr&eacute;s "particuli&egrave;rement haineux" envers sa formation. /Photo prise le 10 juin 2012/REUTERS/Pascal Rossignol</p>