De Paris à Athènes, un 1er-Mai contre l'austérité

mardi 1 mai 2012 14h47
 

par Renee Maltezou

ATHENES (Reuters) - Des dizaines de milliers de personnes ont défilé mardi dans le sud de l'Europe pour protester contre les mesures d'austérité à l'occasion du 1er-Mai, qui a pris cette année un tour particulier à quelques jours des échéances électorales en Grèce et en France.

En France, à cinq jours du second tour de l'élection présidentielle entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, près de 290 cortèges sont annoncés par la CGT, dont l'un dans l'après-midi à Paris, où les marcheurs auront été précédés par une manifestation du Front national et où se tiendra au même moment un meeting politique organisé par le président sortant.

L'intersyndicale (CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa) a promis qu'il n'y aurait pas de message politique sur les banderoles des défilés mais la CGT, à la différence des autres organisations, a appelé à "battre Nicolas Sarkozy".

"Contre les politiques d'austérité, travailleurs unis, pour le progrès social", pouvait-on lire sur la banderole ouvrant le cortège mardi matin à Marseille, où les syndicats ont estimé la mobilisation à 20.000 personnes.

A Athènes, où des législatives anticipées auront lieu ce dimanche, les manifestants entendaient eux aussi protester contre l'austérité qui frappe leur pays depuis l'éclatement de la crise de la dette fin 2009.

Les coupes budgétaires réclamées par les bailleurs de fonds de la Grèce en échange d'une aide financière se conjuguent à la récession pour créer un climat de forte tension sociale.

Les salaires du secteur privé ont baissé d'un quart dans la seule année 2011 et le taux de chômage a grimpé à un niveau record de 21%.

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<p>Des dizaines de milliers de personnes ont d&eacute;fil&eacute; mardi dans le sud de l'Europe (comme ici &agrave; Ath&egrave;nes) pour protester contre les mesures d'aust&eacute;rit&eacute; &agrave; l'occasion du 1er-Mai, qui a pris cette ann&eacute;e un tour particulier &agrave; quelques jours des &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales en Gr&egrave;ce et en France. /Photo prise le 1er mai 2012/REUTERS/John Kolesidis</p>