Pour Gérard Longuet, on peut "parler" avec Marine Le Pen

mardi 1 mai 2012 14h11
 

PARIS (Reuters) - Il est possible de "parler" avec Marine Le Pen, dont l'électorat "patriote" doit voter pour Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle pour faire obstacle au "socialo-communisme", estime le ministre de la Défense Gérard Longuet.

Dans une interview à l'hebdomadaire d'extrême droite Minute, Gérard Longuet, qui est lui-même issu de cette mouvance, juge "très respectable" le score de 17,9% des voix réalisé le 22 avril par la présidente du Front national.

"Cela indique une inquiétude des Français face à un monde en mutation", dit-il dans cet entretien à paraître mercredi. "Il y a dans l'électorat de Marine Le Pen une nostalgie d'une France plus classique, plus tranquille, plus établie."

La dirigeante du FN n'a, selon lui, pas les outrances de son père Jean-Marie Le Pen, plusieurs fois condamné par la justice pour injures à caractère raciste.

"C'est un constat. Il y a une différence notable entre Marine Le Pen et son père. Tout le monde sait que je connais bien Jean-Marie Le Pen et il est certain que ce dernier n'a jamais pu résister au plaisir des provocations", dit-il.

"Sa fille ne souffre pas de ce handicap et nous n'aurons pas, avec elle, de 'Durafour crématoire' et autre 'détail'. Tant mieux, car il sera désormais possible de parler de sujets difficiles avec un interlocuteur qui n'est pas bienveillant, mais qui, au moins, n'est pas disqualifié", estime-t-il.

Tous les "patriotes" devraient selon lui "faire bloc" contre le candidat socialiste François Hollande en raison de la politique qu'il prône en matière d'immigration.

Prié de dire si cela signifie la fin du "cordon sanitaire" qui interdit à l'UMP de faire alliance avec le Front national, Gérard Longuet a une réponse alambiquée.

"D'abord la gauche n'a jamais eu aucun droit moral à nous imposer quoi que ce soit", dit-il en insistant sur les "millions de morts" provoqués par le communisme.   Suite...

 
<p>Il est possible de "parler" avec Marine Le Pen, dont l'&eacute;lectorat "patriote" doit voter pour Nicolas Sarkozy au second tour de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle pour faire obstacle au "socialo-communisme", estime le ministre de la D&eacute;fense G&eacute;rard Longuet dans une interview &agrave; l'hebdomadaire d'extr&ecirc;me droite Minute. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau</p>