Sarkozy dit s'adresser autant aux électeurs centristes que FN

mardi 1 mai 2012 11h36
 

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a estimé mardi que les électeurs du Front national (FN) le faisaient de plus en plus par adhésion à ses idées après quatre années de crise financière et économique.

Le président-candidat a néanmoins assuré qu'il ne s'adressait pas seulement aux près de 6,5 millions de Français qui ont voté pour Marine Le Pen le 22 avril et que le discours de sa campagne du deuxième tour était "équilibré".

A la question de savoir si le vote Front national était un "vote d'adhésion" aux thèmes du parti d'extrême droite, il a répondu sur RMC et BFM TV: "De plus en plus".

"C'est un vote de crise après quatre années de crise et je dois reconnaître que c'est de plus en plus un vote d'adhésion et pas simplement un vote de protestation", a-t-il dit.

Mercredi dernier, sur TF1, il avait assuré, à propos des résultats du premier tour de la présidentielle, que "ce n'est pas un vote d'adhésion, c'est un vote de crise".

Pour Nicolas Sarkozy cependant, les électeurs de Marine Le Pen "ne sont pas d'extrême droite pour la plupart et ils n'ont aucun lien avec la petite entreprise familiale, père et fille, qu'est le Front national."

"Qu'est ce qu'ils disent? On veut garder notre mode de vie, on veut des frontières, on veut en France garder nos territoires, nos valeurs, on comprend bien qu'il y a des efforts à faire, on est tout à fait d'accord pour rester ouverts mais il y a (...) des valeurs qu'on a héritées de nos parents, on ne veut pas que ça change. C'est un peu ça le vote Front national", a-t-il expliqué.

TROP D'IMMIGRÉS

En quête des voix qui se sont portées sur Marine Le Pen au premier tour, Nicolas Sarkozy multiplie depuis les gestes en direction de cet électorat dont il a un besoin impératif pour devancer le favori socialiste François Hollande le 6 mai.   Suite...

 
<p>Nicolas Sarkozy a assur&eacute; mardi sur RMC et BFM TV qu'il ne s'adressait pas seulement aux pr&egrave;s de 6,5 millions de Fran&ccedil;ais qui ont vot&eacute; pour Marine Le Pen le 22 avril mais "&agrave; tous les &eacute;lecteurs quels qu'ils soient, y compris aux &eacute;lecteurs du MoDem et de M. (Fran&ccedil;ois) Bayrou". Le pr&eacute;sident-candidat a assur&eacute; que le discours de sa campagne du deuxi&egrave;me tour &eacute;tait "&eacute;quilibr&eacute;". /Photo prise le 23 avril 2012/REUTERS/Yves Herman</p>