Marine Le Pen renvoie droite et gauche dos à dos

lundi 30 avril 2012 21h06
 

PARIS (Reuters) - La présidente du Front national Marine Le Pen a renvoyé droite et gauche dos à dos lundi à la veille d'un défilé de ses partisans à Paris où elle doit annoncer ses consignes de vote pour le second tour de l'élection présidentielle française.

Ses proches ont laissé entendre, depuis le premier tour où elle a fini troisième avec 17,9% des voix, qu'elle n'opterait ni pour Nicolas Sarkozy, ni pour François Hollande et suggérerait un vote blanc.

Priée sur TF1 de dire si elle n'avait pas une préférence stratégique pour une victoire de François Hollande dans le but éventuel de se poser en chef de l'opposition, elle a expliqué qu'elle n'était pas dans cette optique, portant les mêmes coups aux deux finalistes et leurs partis.

"Ils n'ont rien de nouveau, ce ne sont pas des jeunesses, ni des poulets de l'année, ça fait trente ans qu'ils appliquent leur politique", a-t-elle dit.

Elle a confondu dans les mêmes critiques les dix ans passés par Nicolas Sarkozy au pouvoir comme ministre, puis comme chef de l'Etat, et les gestions des régions par des socialistes, deux expériences selon elle tout aussi calamiteuses.

"Je crois profondément à la recomposition de la vie politique, le peuple va décider contre ses élites, contre les dirigeants de ses mouvements politiques de ce rassemblement pour sa survie parce que ce sursaut, je le crois aujourd'hui vital", a-t-elle ajouté.

Elle a par avance expliqué qu'elle refuserait qu'on fasse porter à ses électeurs la responsabilité de la défaite.

"Que l'un ou l'autre échoue, ce sera de leur faute, exclusivement de leur faute, du fait des Français qu'ils ont trahis, qu'ils ont oubliés, méprisés, ruinés", a-t-elle dit.

Thierry Lévêque, édité par Jean-Loup Fiévet

 
<p>La pr&eacute;sidente du Front national Marine Le Pen a renvoy&eacute; droite et gauche dos &agrave; dos lundi &agrave; la veille d'un d&eacute;fil&eacute; de ses partisans &agrave; Paris o&ugrave; elle doit annoncer ses consignes de vote pour le second tour de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle fran&ccedil;aise. /Photo prise le 23 avril 2012/REUTERS/Pascal Rossignol</p>