Sarkozy accuse la gauche après les révélations de Mediapart

dimanche 29 avril 2012 17h35
 

Dans une déclaration transmise à Reuters par son avocat, Me Pierre Haïk, Bachir Saleh exprime "les plus expresses réserves sur l'authenticité de la note publiée par Mediapart et opportunément présentée comme constituant la preuve d'un financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy".

Il ajoute "n'avoir jamais été le destinataire d'un tel document et dément catégoriquement avoir participé à une réunion le 6 octobre 2006 au cours de laquelle un accord aurait été conclu en vue de déterminer les modalités d'un soutien financier à la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy".

François Fillon, qui était l'invité du "Grand rendez-vous" Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France/i-télé, a affirmé que cette note était "un faux".

"Quand je pense qu'il y a des journalistes qui osent donner du crédit au fils Kadhafi, aux services secrets de M. Kadhafi", a renchéri Nicolas Sarkozy sur Canal+.

"Cinquante millions d'euros, pourquoi pas cent? Pour une campagne qui en vaut vingt?". "Il faut se mettre d'accord : ma campagne a été financée par les sous-marins pakistanais, par M. Kadhafi ou par Mme Bettencourt?" a-t-il ironisé.

Pour François Fillon, "toutes ces boules puantes sortent d'une façon scandaleuse" au moment décisif de l'entre-deux-tours.

Le chef du gouvernement faisait également allusion aux propos de Dominique Strauss-Kahn rapportés vendredi dans le quotidien britannique The Guardian, qui mettent en cause la droite pour les ennuis judiciaires - et leurs conséquences politiques - qui ont suivi son interpellation à New York le 14 mai 2011.

"La presse fait son travail", a déclaré Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée, au "Grand rendez-vous" Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France/i-télé.

"Il faut que la justice fasse son travail en toute indépendance. Il y a beaucoup d'affaires en cours. Il y a l'affaire de Karachi, l'affaire Woerth-Bettencourt. Si François Hollande est élu, ce que je souhaite, les réformes qui seront engagées, permettront à la justice de faire son travail sans entraves quoi qu'il en coûte", a-t-il commenté.

Sophie Louet

 
<p>Nicolas Sarkozy et Fran&ccedil;ois Fillon ont accus&eacute; dimanche la gauche d'user de "boules puantes" pour d&eacute;stabiliser le camp pr&eacute;sidentiel avant le second tour de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, r&eacute;f&eacute;rence &agrave; des propos accusateurs de Dominique Strauss-Kahn et &agrave; un article de Mediapart sur un soutien financier suppos&eacute; de la Libye au pr&eacute;sident sortant en 2007. /Photo prise le 29 avril 2012/REUTERS/Philippe Wojazer</p>