Nicolas Sarkozy contre un étalement de la réduction des déficits

jeudi 26 avril 2012 11h54
 

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi son opposition à un étalement du calendrier de retour à l'équilibre budgétaire dans les pays de l'Union européenne et en France en particulier.

Le président français n'a pas confirmé des rumeurs rapportées par la presse selon lesquelles des gouvernements européens discuteraient d'un tel étalement pour éviter d'étouffer la croissance ou d'aggraver la récession.

Mais à 10 jours du second tour de l'élection présidentielle, le chef de l'Etat, candidat à un second mandat, a dit s'en tenir pour sa part au calendrier fixé par son gouvernement.

"En ce qui me concerne, j'ai pris un engagement", a-t-il dit sur France Inter. "J'ai prévu en 2013 moins de 3% de déficit (par rapport au PIB) et en 2016, 0% de déficit."

Prié de préciser si cela voulait dire qu'il n'était pas favorable à une modification du calendrier de retour aux équilibres budgétaires au niveau européen, il a répondu: "Non, pour une raison simple, c'est que La France doit diminuer ses dépenses, réduire son déficit, rembourser sa dette pour être maîtresse de son destin."

Il a estimé qu'il n'y avait aucune contradiction entre sa position et celle exprimée par le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, selon qui la zone euro a besoin d'un "pacte de croissance".

Il a même admis que son adversaire socialiste, François Hollande, avait raison de prôner la relance de la croissance, parallèlement à la réduction des déficits et de la dette.

"Ce n'est pas parce qu'il est mon adversaire que tout ce qu'il dit doit être faux", a déclaré Nicolas Sarkozy, qui souhaite comme François Hollande que la BCE joue un rôle accru dans le soutien à la croissance économique en Europe.

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<p>Nicolas Sarkozy a confirm&eacute; jeudi sur France Inter son opposition &agrave; un &eacute;talement du calendrier de retour &agrave; l'&eacute;quilibre budg&eacute;taire dans les pays de l'Union europ&eacute;enne et en France en particulier. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer</p>