Jean-Claude Mas ne pouvait pas aller en prison, dit le procureur
par Jean-François Rosnoblet
MARSEILLE (Reuters) - L'incarcération du fondateur de Poly Implant Prothèse (PIP), au coeur d'un scandale mondial d'implants mammaires
non conformes, n'était juridiquement pas possible, a fait valoir vendredi le procureur de la République de Marseille.
La mise en examen de Jean-Claude Mas pour "blessures involontaires" et surtout sa remise en liberté sous contrôle judiciaire ont été jugées
insuffisantes dans un premier temps par les représentants des victimes.
"Il est à noter que la détention provisoire n'était pas juridiquement possible compte tenu de la peine encourue pour le chef de mise en
examen retenu", a indiqué le procureur, Jacques Dallest.
Alexandra Blachère, présidente de l'association PPP (Porteuses de prothèses PIP) qui revendique environ 2.000 adhérents, victimes et
proches des victimes, avait regretté dans un premier temps que Jean-Claude Mas ait été laissé en liberté. Suite...

