La gauche impute à Nicolas Sarkozy les menaces sur le "triple A"
PARIS (Reuters) - L'opposition française accuse Nicolas Sarkozy d'être responsable du risque de dégradation de la note souveraine de la France et juge que les appels du chef de l'Etat à l'adoption d'une "règle d'or" budgétaire ne sont pas à la hauteur de la situation.
François Hollande a exclu mardi l'adoption avant l'élection présidentielle de mai 2012 d'une règle inscrivant la nécessité du retour à l'équilibre budgétaire dans la Constitution, pilier de l'accord franco-allemand conclu lundi et qui sera soumis aux dirigeants européens lors de leur sommet qui s'ouvre jeudi.
Le candidat socialiste a renvoyé cette question à l'après-scrutin en rappelant qu'il proposait dans son projet une loi de programmation des finances publiques fixant une trajectoire de retour à l'équilibre des comptes en 2017.
"Je ne vais pas me prononcer sur une mécanique qui, pour l'instant, n'a pas été précisée", a-t-il déclaré sur France Inter, estimant qu'il y avait "quelque paradoxe" pour le président à évoquer la nécessité d'une règle d'or en fin de mandat. "La règle d'or, ce sera après l'élection présidentielle."
Bernard Cazeneuve, l'un des porte-parole du candidat socialiste, a expliqué par la suite à Reuters que François Hollande avait ainsi voulu suggérer que la présidentielle serait
"l'occasion de se prononcer sur ces enjeux".
"A droite, on est d'autant plus enclin à demander une règle d'or qu'on a une politique économique en carton pâte", a-t-il ajouté.
De fait, pour les socialistes et leur candidat, "c'est le président de la République qui a dégradé tous nos comptes publics" et place aujourd'hui la France sous la menace d'une perte de son "triple A".
"UN MAUVAIS DIAGNOSTIC" Suite...

