COR-Arno Klarsfeld critique vivement son prédécesseur à l'OFII

vendredi 16 septembre 2011 13h49
 

Correction: Arno Klarsfeld faisait référence à Zelig, non à Zadig, au cinquième paragraphe.

TOULOUSE (Reuters) - Le nouveau président de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII), Arno Klarsfeld, a critiqué vendredi l'action de son prédécesseur, Dominique Paillé.

Ancien porte-parole de l'UMP, Dominique Paillé a reproché à Nicolas Sarkozy de l'avoir évincé début septembre de l'OFII en raison de son engagement auprès du président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, qui envisage de se présenter à l'élection présidentielle.

"Mon prédécesseur a critiqué le gouvernement. Il était donc normal qu'il s'en aille", a dit Arno Klarsfeld à la presse, lors de la visite des locaux de l'organisme à Toulouse.

"De plus, il n'était pas très actif à la tête de l'OFII", a ajouté l'avocat, auquel Nicolas Sarkozy avait confié dans le passé plusieurs dossiers liés aux sans-papiers.

Arno Klarsfeld a estimé que Dominique Paillé était "un peu le Zadig de la politique française, tantôt à gauche, tantôt à droite, tantôt au centre", par allusion au personnage de Voltaire.

Le nouveau président de l'OFII a affirmé que son arrivée ne correspondait pas à "un recadrage de la politique de l'immigration en France", qui restera "entre deux extrêmes politiques qui vont du tout au rien".

"Le gouvernement ne va pas changer de cap et l'OFII restera la bonne fée auprès des immigrants. Quant à la politique du chiffre, elle demeurera car elle est nécessaire. C'est un aiguillon pour la politique d'Etat", a-t-il dit.

Dominique Paillé a estimé que le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, lui reprochait de trop s'occuper d'intégration et pas assez du retour volontaire des immigrants chez eux.   Suite...

 
<p>Le nouveau pr&eacute;sident de l'Office Fran&ccedil;ais de l'Immigration et de l'Int&eacute;gration (OFII), Arno Klarsfeld, a critiqu&eacute; vendredi l'action de son pr&eacute;d&eacute;cesseur, Dominique Paill&eacute;. /Photo d'archives/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>