Fillon invite les Français à la lucidité et à "l'esprit citoyen"

dimanche 4 septembre 2011 15h29
 

par Emmanuel Jarry

MARSEILLE (Reuters) - François Fillon a invité dimanche les Français à la "lucidité", à "l'esprit citoyen" et au sens du devoir, à huit mois de l'élection présidentielle de 2012, dans un contexte qu'il a peint de couleurs sombres.

Le Premier ministre concluait à Marseille des universités d'été de l'UMP censées lancer la campagne du parti présidentiel mais polluées par des bisbilles internes et le retour en France de l'ex-directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

Il a opposé ce discours "de vérité" et de raison, qui laisse peu de place au rêve, à celui d'une gauche accusée tout à la fois d'instrumentaliser les inquiétudes des Français, de miser sur leur pessimisme pour attirer les suffrages, et de nourrir l'illusion "mensongère" d'une "existence sans défi".

"La gauche parie sur la peur et la déception. Eh bien je parie sur le sang-froid et la lucidité", a-t-il déclaré devant plusieurs milliers de jeunes militants et cadres de l'UMP et son gouvernement presque au complet.

"Fiers et lucides sur les défis et les contraintes qui pèsent sur notre propre avenir (...) exigez la vérité plutôt que les mirages, choisissez l'action plutôt que la commisération", a-t-il ajouté à l'adresse de son jeune auditoire.

Il a assuré comprendre l'inquiétude et l'impatience des Français dans un contexte national et international marqué par la crise économique et financière, les bouleversements géopolitiques et l'ébranlement des valeurs traditionnelles.

"MESURER LES LIMITES DE NOS DROITS"

"On peut ne pas aimer ce monde-là (...) mais c'est le nôtre" a ajouté François Fillon, selon qui la mondialisation et la question de la dette - "un problème de civilisation" - seront au centre du débat présidentiel.   Suite...

 
<p>En conclusion des univesit&eacute;s d'&eacute;t&eacute; de l'UMP, &agrave; Marseille, Fran&ccedil;ois Fillon a invit&eacute; dimanche les Fran&ccedil;ais &agrave; la "lucidit&eacute;", &agrave; "l'esprit citoyen" et au sens du devoir, &agrave; huit mois de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2012, dans un contexte qu'il a peint de couleurs sombres. /Photo prise le 4 septembre 2011/REUTERS/Jean-Paul P&eacute;lissier</p>