Le PS cherche la bonne parade face au Front national
par Laure Bretton
PARIS (Reuters) - Les dirigeants du Parti socialiste cherchent depuis une semaine le moins mauvais moyen de répondre à Marine Le Pen, qui a établi un parallèle entre les prières de fidèles musulmans dans la rue et l'Occupation.
Dans un premier temps, le PS a vivement condamné les propos de la vice-présidente du Front national, en se plaçant sur le terrain de la morale politique.
Il a ensuite tenté de corriger le tir pour avancer, timidement, des propositions sur le fond, parant les attaques de ceux qui, à droite, accusent la gauche de laisser monter le Front national à dessein.
"Il faut trouver des solutions", a fait valoir mercredi le porte-parole du PS, Benoît Hamon, qui avait dénoncé samedi une "insulte à l'Histoire de France", lors d'une convention du parti réunie à Paris.
"Il faut arriver à une discussion, à une négociation avec un calendrier, un échéancier pour trouver des solutions en termes d'espace dans lesquels les fidèles peuvent exercer leur culte", a-t-il ajouté sur BFM TV et RMC.
Les prières dans la rue, en raison de mosquées trop petites, "sont des situations qui ne sont pas tolérables beaucoup plus longtemps", a insisté Benoît Hamon.
Pour certains au PS, se cantonner à la condamnation apporte de l'eau au moulin du Front national, qui capitalise sur une position "anti-élites".
"Il ne faut pas chercher à gagner des points sur le discours moralisant", estime un "présidentiable". Suite...
