Le PS cherche la bonne parade face au Front national

mercredi 15 décembre 2010 19h39
 

par Laure Bretton

PARIS (Reuters) - Les dirigeants du Parti socialiste cherchent depuis une semaine le moins mauvais moyen de répondre à Marine Le Pen, qui a établi un parallèle entre les prières de fidèles musulmans dans la rue et l'Occupation.

Dans un premier temps, le PS a vivement condamné les propos de la vice-présidente du Front national, en se plaçant sur le terrain de la morale politique.

Il a ensuite tenté de corriger le tir pour avancer, timidement, des propositions sur le fond, parant les attaques de ceux qui, à droite, accusent la gauche de laisser monter le Front national à dessein.

"Il faut trouver des solutions", a fait valoir mercredi le porte-parole du PS, Benoît Hamon, qui avait dénoncé samedi une "insulte à l'Histoire de France", lors d'une convention du parti réunie à Paris.

"Il faut arriver à une discussion, à une négociation avec un calendrier, un échéancier pour trouver des solutions en termes d'espace dans lesquels les fidèles peuvent exercer leur culte", a-t-il ajouté sur BFM TV et RMC.

Les prières dans la rue, en raison de mosquées trop petites, "sont des situations qui ne sont pas tolérables beaucoup plus longtemps", a insisté Benoît Hamon.

Pour certains au PS, se cantonner à la condamnation apporte de l'eau au moulin du Front national, qui capitalise sur une position "anti-élites".

"Il ne faut pas chercher à gagner des points sur le discours moralisant", estime un "présidentiable".   Suite...

 
<p>Les dirigeants du Parti socialiste cherchent depuis une semaine le moins mauvais moyen de r&eacute;pondre &agrave; Marine Le Pen, qui a &eacute;tabli un parall&egrave;le entre les pri&egrave;res de fid&egrave;les musulmans dans la rue et l'Occupation. /Photo d'archives/REUTERS/R&eacute;gis Duvignau</p>