Marine Le Pen "persiste et signe" à propos de "l'Occupation"

lundi 13 décembre 2010 21h04
 

NANTERRE, Hauts-de-Seine (Reuters) - La vice-présidente du Front national, Marine le Pen, s'est défendue lundi de tout dérapage, affirmant avoir mûrement réfléchi ses propos du week-end sur les prières de rue.

Lors d'une allocution prononcée au siège de son parti, à Nanterre, la dirigeante d'extrême droite a dit n'avoir fait que décrire une réalité. "S'agissant du terme 'occupation', je persiste et je signe", a-t-elle déclaré devant la presse.

"Mes propos ne constituent en aucune manière un dérapage, mais bien une analyse tout à fait réfléchie, d'autant plus assumée qu'elle ne procède que d'une banale constatation d'une réalité physique et juridique", a-t-elle ajouté.

Marine Le Pen a donné une liste de rues de Paris et de villes victimes selon elle d'un "phénomène d'occupation de rues loin d'être marginal".

"Ces occupations physiques du domaine public, qui interdisent les rues toutes les semaines, sont souvent accompagnées de haut-parleurs qui diffusent le prêche en arabe à de très forts volumes dans toute la rue, audibles sur plusieurs pâtés de maisons", a-t-elle dit.

La majorité et l'opposition ont unanimement dénoncé les propos tenus vendredi soir à Lyon par la vice-présidente du FN, semblant faire un lien entre les prières de rue et l'Occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, avant de démentir auprès de Reuters le lendemain ce rapprochement.

La Ligue des droits de l'homme et le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) ont porté plainte pour incitation à la haine raciale.

Affirmant une fois de plus "dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas", Marine Le Pen a souligné que "le principe de liberté religieuse n'autorise pas tout et n'importe quoi".

"En refusant de condamner l'inadmissible comportement de ceux qui violent la loi, l'UMPS et ses acolytes effectuent un amalgame entre l'islam et islamisme et participent à la crispation légitime des Français", a-t-elle dit.   Suite...

 
<p>La vice-pr&eacute;sidente du Front national, Marine le Pen, s'est d&eacute;fendue lundi de tout d&eacute;rapage apr&egrave;s des propos ce week-end comparant les "pri&egrave;res de rue" des musulmans &agrave; l'Occupation. /Photo prise le 1er septembre 2010/REUTERS/Jacky Naegelen</p>