8 juin 2010 / 17:38 / dans 7 ans

Attali veut un "plan catastrophe" pour éviter la faillite

<p>L'&eacute;conomiste Jacques Attali a d&eacute;clar&eacute; que la France avait besoin d'un "plan catastrophe" pour redresser ses finances publiques et &eacute;viter une faillite qui surviendrait si elle perdait la confiance des pr&ecirc;teurs. Interrog&eacute; sur un risque de "faillite" de la France, le pr&eacute;sident de la Commission pour la lib&eacute;ration de la croissance cr&eacute;&eacute;e par Nicolas Sarkozy a r&eacute;pondu : "Le risque est l&agrave;." /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard</p>

PARIS (Reuters) - La France a besoin d‘un “plan catastrophe” pour redresser ses finances publiques et éviter une faillite qui surviendrait si elle perdait la confiance des prêteurs, a déclaré l’économiste Jacques Attali.

Interrogé sur un risque de “faillite” de la France, le président de la Commission pour la libération de la croissance créée par Nicolas Sarkozy a répondu : “Le risque est là.”

“Si les prêteurs commencent à douter de nous, les taux d‘intérêt vont monter et, à ce moment là, on sera en faillite”, a-t-il ajouté lors d‘une émission sur le site internet du Figaro, évoquant, dans ce cas, un “moratoire”, étalement de la dette pour payer les salaires des fonctionnaires.

“Aujourd‘hui, c‘est clair que c‘est pas un plan d‘austérité qu‘il faut, c‘est un plan catastrophe”, a ajouté Jacques Attali, qui fut le conseiller spécial de François Mitterrand.

“Il faut d‘urgence le faire et, si l‘on ne veut pas que ça nous soit imposé par, non pas les marchés mais les prêteurs, maintenant afficher clairement comment se prépare le budget 2011, dire clairement ce qu‘on y met”, a-t-il poursuivi.

En France, “il faut dans les trois ans qui viennent trouver à peu près 100 milliards (d‘euros) sur trois ans, qui viendront difficilement de la croissance, parce que la croissance ne sera pas là” et donc soit d’économies soit de hausses d‘impôts, les économies étant préférables, a encore déclaré Jacques Attali.

La France s‘est engagée devant ses partenaires européens à réduire son déficit public de quelque 8% du produit intérieur brut cette année à 3% en 2013 grâce à une forte croissance (2,5% par an de 2011 à 2013) et une plus grande maîtrise des dépenses.

Le gouvernement a ainsi annoncé un gel en valeur des dépenses de l‘Etat sur les trois prochaines années, hors pensions et charge de la dette.

Quelque 34.000 postes de fonctionnaires continueront à être supprimés en moyenne chaque année, à quoi s‘ajouteront 3.000 suppressions de postes chez les 655 opérateurs de l‘Etat.

Les dépenses de fonctionnement de l‘Etat seront réduites de 10%, tout comme les dépenses d‘intervention, et 5 milliards d‘euros de niches fiscales et sociales seront supprimés en deux ans.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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