Tension à la prière du vendredi à la mosquée de Drancy

vendredi 12 mars 2010 19h40
 

par Elizabeth Pineau

DRANCY, Seine-Saint-Denis (Reuters) - "Laissez notre mosquée tranquille !" Devant la mosquée de Drancy, bâtiment moderne de briques rouges jouxtant un centre commercial, des musulmanes interpellent des manifestants.

"Je suis musulman, j'ai le droit d'entrer", réplique Abdel Hakim Sefrioui, du collectif pro-palestinien Cheikh Yacine. "On m'interdit d'entrer chez moi !", lance-t-il en prenant un policier à témoin.

Des tensions ont accompagné la prière du vendredi à la mosquée de Drancy, en Seine-Saint-Denis, théâtre depuis quelques semaines de frictions entre le gérant du lieu, Hassan Chalghoumi, et le collectif pro-palestinien Cheikh Yacine.

Dirigeant de l'association al-Nour (Lumière), Hassan Chalghoumi est connu pour ses bonnes relations avec la communauté juive et ses prises de position en faveur de la loi contre le voile intégral.

Son association a décidé de fermer la mosquée en début de semaine pour des raisons de sécurité après ce qu'elle a présenté comme une agression du muezzin dans le lieu de prière.

"Ça fait six ou sept semaines qu'on subit des pressions vraiment énormes, on a perdu notre sérénité, on veut la paix, on veut le calme" a dit Hassan Chalghoumi vendredi aux nombreux journalistes venus à sa rencontre.

La veille, plusieurs dizaines de ses fidèles s'étaient rassemblés devant la préfecture, à Bobigny, pour réclamer de bonnes conditions de sécurité.

Ils ont reçu le soutien du député socialiste et président du Conseil général, Claude Bartolone, et du maire Nouveau Centre de Drancy, Jean-Christophe Lagarde.   Suite...

 
<p>TENSIONS AUTOUR DE LA MOSQU&Eacute;E DE DRANCY</p>