Barack Obama lance une nouvelle mise en garde à l'Iran

mardi 17 novembre 2009 10h26
 

PEKIN (Reuters) - L'Iran devra faire face à des conséquences s'il ne fait pas la preuve du caractère pacifique de son programme nucléaire, prévient Barack Obama à Pékin à l'issue d'une rencontre avec Hu Jintao.

"Nous sommes convenus que la République islamique d'Iran devait fournir à la communauté internationale l'assurance que son programme nucléaire est pacifique et transparent", a dit le président américain lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue chinois.

"L'Iran a l'occasion de présenter et de démontrer ses intentions pacifiques mais s'il ne profite pas de cette opportunité, il en subira les conséquences", a-t-il prévenu.

Les Occidentaux soupçonnent la République islamique de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que dément Téhéran.

Ce dossier est l'un des sujets épineux que devait aborder Barack Obama lors de sa visite en Chine, Pékin entretenant des relations économiques et énergétiques solides avec Téhéran.

Hu a déclaré de son côté que Pékin était enclin à trouver une solution par le dialogue et la négociation sur le dossier nucléaire iranien.

"Nous espérons que toutes les parties vont accroître leurs efforts diplomatiques, contribuer à résoudre la question du nucléaire iranien par la voie diplomatique et faire des progrès", a ensuite déclaré Qin Gang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

De son côté, Jeffrey Bader, l'un des principaux conseillers de Barack Obama pour l'Asie, a souligné que les Etats-Unis étaient confiants dans la volonté de la Chine d'adopter la même position que les autres grandes puissances sur la question iranienne.

Patricia Zengerle et Caren Bohan, version française Clément Dossin et Pascal Liétout

 
<p>L'Iran devra faire face à des conséquences s'il ne fait pas la preuve du caractère pacifique de son programme nucléaire, a prévenu Barack Obama à Pékin à l'issue d'une rencontre avec Hu Jintao. /Photo prise le 17 novembre 2009/REUTERS/Jim Young</p>