Washington principal frein à un accord sur le climat, dit Borloo
par Emmanuel Jarry
PARIS (Reuters) - Les Etats-Unis constituent aujourd'hui le principal frein à la conclusion d'un accord ambitieux sur le climat, en décembre à Copenhague, a déclaré à Reuters Jean-Louis Borloo.
Le ministre français de l'Ecologie a fait le tour de la planète pour rallier les pays pauvres et émergents à un projet d'accord politique sur la lutte contre le réchauffement climatique.
"Les Etats-Unis sont le problème, il n'y a aucun doute là-dessus", estime le numéro deux du gouvernement français, qui a dans ses attributions la responsabilité, pour la France, des négociations sur les suites à donner au protocole de Kyoto.
"C'est la première puissance du monde, le premier émetteur (de gaz à effet de serre) du monde, le premier émetteur par habitant (24 tonnes par an), qui dit: 'Je voudrais bien mais je ne peux pas'. C'est le sujet", explique-t-il.
Il plaide cependant pour que le cas américain soit traité comme celui de la Pologne lors de la négociation du "paquet énergie-climat" européen, pour éviter un blocage.
La proposition française, que Paris souhaite voir reprise par les 192 pays participants à la conférence de Copenhague, prévoit que les pays industrialisés s'engagent collectivement et individuellement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de 25% à 40% en 2020 par rapport à 1990.
Pour les pays non signataires du protocole de Kyoto, dont les Etats-Unis, deux options sont envisagées et font encore l'objet de consultations, précise Jean-Louis Borloo.
La première soumettrait les Etats-Unis aux mêmes contraintes que les autres pays industrialisés. La seconde envisagerait "par réalisme" de leur donner un délai de quelques années. Suite...

